Jeanne BOURIN

 

 

 

La Chambre des Dames - Le Jeu de la tentation -

 
Liste des auteurs

BIOGRAPHIE :

Née à Paris, Jeanne Bourin a suivie ses études au lycée Victor-Duruy, puis elle a préparé une licence de lettres et une licence d’histoire à la Sorbonne. Elle est mariée à André Bourin, journaliste, critique littéraire, producteur de radio et de télévision. Elle est mère de trois enfants.

Elle est décédée mercredi à l'âge de 81 ans de mort naturelle : Lire l'article

Romancière et historienne, elle s’est exclusivement consacrée au Moyen-Age. En 1963, elle publie son premier livre, le Bonheur est une femme, où elle évoque les amours de Pierre de Ronsard et d’Agrippa d’Aubigné. Elle publiera Très sage Héloïse en 1966 réédité en 1980 où elle fait revivre celle qui fut aimée d’Abélard et demeure une des plus grandes figures féminines de tous les temps ; l’ouvrage, plusieurs fois traduit, a été couronné par l’Académie Française.

Suit une biographie animée mais composée sur des bases rigoureusement historiques d’Agnès Sorel, La dame de beauté en 1970 réédité en 1982.

Jeanne Bourin consacre ensuite sept années à la documentation et à la rédaction de son premier roman, La Chambre des dames (1979) préfacé par Régine Pernoud et qui met en scène des marchands et des artisans dans leur vie quotidienne à Paris, au temps du roi Saint-Louis. Grand Prix grand prix des lectrices de Elle et prix des Maisons de la Presse. Traduit en sept langues, ce livre a reçu un accueil enthousiaste de la critique et du public. En 1981, elle donne une suite à ce roman avec Le Jeu de la tentation (prix Renaissance, 1982) qui s’impose très vite comme un grand succès de librairie. Ces deux romans ont fait l’objet d’une adaptation télévisée.

Pour répondre aux demandes d’informations qui lui sont alors adressées, Jeanne Bourin publie, en collaboration avec Thomassin, un livre de cuisine médiévale : Les recettes de Mathilde Brunel.

Vient ensuite Le Grand feu, qui obtient le Grand Prix Littéraire de la Société amicale du Loir-et-Cher en 1985 et le Grand prix catholique en 1986.

Mars 1987, Jeanne Bourin publie un roman situé au XVIe siècle, Les Amours blessées, qui traite de l’intrigue amoureuse unissant durant quarante ans le poète Pierre de Ronsard à Cassandre Salviati.

En septembre de cette même année, elle fait paraître un conte pour enfants de 8 à 12 ans, Le Sanglier blanc, qui unit le merveilleux des contes de fées à une évocation très fidèle de la vie quotidienne au Moyen-Age. L’ouvrage est abondamment illustré de dessins en couleur.

A l’automne 1989 paraissent Les Périgrines. Ce nouveau romand de Jeanne Bourin conduit le lecteur de Chartres à Jérusalem, en passant par Constantinople, dont l’auteur ressuscite les splendeurs, Nicée, Antioche et Tripoli et lui fait partager les terribles épreuves, mais aussi l’ardeur de ceux et celles qui accomplissent à l’extrême fin du XIe siècle la première Croisade, pour délivrer le tombeau du Christ. En février 1992, avec Les Compagnons d’éternité, Jeanne Bourin donne une suite aux Périgrines et, dans ce nouvel ouvrage, évoque la prise de Jérusalem, puis la constitution du royaume franc ; tous ces événements vus et vécus par ses trois héroïnes.

Auparavant, en octobre 1990, elle avait publié un album richement illustré sur l’histoire des jardins au Moyen-Age du VIIe au XVe siècle : La Rose et la Mandragore. Pareil sujet n’avait jamais été traité ainsi dans son ensemble.

Jeanne Bourin est également conférencière et a publié divers articles dans des quotidiens, revue et magazines. Elle a participé à de nombreuses émissions de radio et de télévision, tant en France que dans les autres pays francophones. Elle a rédigé des préfaces notamment pour Les plus belles pages de la poésie française livre publié en 1982. Elle fait partie de divers jurys littéraires et a fondé le Grand Prix Littéraire de la Femme.

"Que de fois ne m’a-t-on pas demandé : « Mais enfin pourquoi vous intéressez-vous tellement au moyen-Age ? » Je réponds que j’aime combattre pour la délivrance des lieux occupés par les idées fausses ! Dieu sait qu’elles foisonnent, les idées reçues, les idées toutes faites, les idées tordues, autour d’un passé dont le public sait peu de chose, mais qu’il juge néanmoins fort mal, au nom de ce minimum qui n’est que caricature.

Entendons-nous bien : je ne prétends pas que les mille ans que recouvre ce terme sans signification, sans réalité, mou comme un édredon, de « Moyen-Age », me paraissent tous également bons à louer. Entre la chute de l’Empire romain d’Occident et la découverte de l’Amérique, il y a, certes, bien des périodes cruelles, barbares, d’innombrables malheurs et beaucoup de misères. Ce que je m’obstine à dire et à redire, c’est que ces poques noires ont totalement occulté, dans l’esprit de générations entières, certains siècles qui, eux, étaient positifs, constructeurs, dynamiques.

Le onzième est de ceux-là. C’est pourquoi j’ai désiré y faire vivre quelques personnages pour illustrer aux yeux de mes lecteurs cette « grande lumière » naissante dont l’historien Gustave Cohen a dit : « L’honneur de la seconde moitié du XIe siècle est d’avoir préparé et rendu possibles toutes les grandeurs et tous les épanouissements des XIIe et XIIIe siècles. »

Dans la Chambre des dames, j’avais éclairé un coin du plus beau, du plus rayonnant des siècles médiévaux. Le siècle d’or ! Avec le Grand feu, ce sont les origines de la civilisation courtoise que j’ai souhaité faire vivre à ceux qui me liraient.

Les temps barbares se terminent et la montée d’une nouvelle forme de rapports entre les êtres, entre les hommes et les femmes, se met insensiblement en place."

Chronique de Jeanne Bourin parue dans l’édition France Loisirs du Grand Feu.


BIBLIOGRAPHIE (Récapitulatif) :

Les Pérégrines
La chambre des dames
La Dame de beauté (Agnès Sorel)
Le grand feu
Les amours blessées 1987 307 p
Les compagons d'éternité (Les Pérégrines t1)
Trés sage Héloïse

La rose et la mandragore

Le sanglier blanc

Les recettes de Mathilde Brunel

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