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L'auteur parle de sa vie et de son oeuvre dans un entretien pour le magazine Lire : quelques extraits : J'ai grandi à Heidelberg, dans une famille typiquement allemande et protestante. Mon père était pasteur et professeur d'université, il enseignait la «théologie systématique et œcuménique». Sous le IIIe Reich, il a été relevé de ses fonctions. Il a retrouvé sa chaire après la guerre. Ma mère, qui vit encore, est originaire de Suisse alémanique. C'était une étudiante de mon père. Il fallait qu'elle eût un certain courage pour épouser un Allemand en 1938. Je me suis toujours intéressé à l'histoire, et aux problèmes d'éthique, de morale. Et j'ai aussi toujours aimé lire. Je ne voulais pas être professeur d'histoire, ni de lettres, et j'ai donc fait des études de droit pour me donner la possibilité de faire autre chose. Je siège en qualité de juge à la Cour constitutionnelle du land de Rhénanie-Westphalie, et je suis professeur d'histoire du droit public. J'ai toujours écrit. Aussi bien enfant qu'étudiant. Un beau jour, j'ai cessé d'écrire sur un peu tout, et je me suis mis à rédiger méthodiquement des travaux universitaires. Sur des questions de droit. Je pensais m'épanouir de cette façon. Mais il me manquait quelque chose. J'ai essayé toutes sortes de choses, dans les années 80: j'ai confectionné des bijoux, j'ai suivi une formation de kiné en Californie... Jusqu'au jour où je me suis rendu compte que ce que je voulais, c'était écrire. Dans un roman policier, il s'agit de poser un problème et de le résoudre, à travers un récit qui doit être précis et cohérent, et qui n'implique aucune considération personnelle |
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Selbs Justiz (avec Walter Popp) en 1987
Le retour - Editions Gallimard - Janvier 2007 Amours en fuite - Nouvelles - Editions Gallimard 2001 (2000 pour l'édtion originale) Le Liseur aux éditions Gallimard
La fin de Selb, en 2003, traduit de l’allemand par Olivier Mannoni Le Nœud Gordien, traduit de l’allemand par Patrick Kermann Un hiver à Mannheim en 1999, traduit de l’allemand par Patrick Kermann et revu par Olivier Mannoni Brouillard sur Mannheim en 1997, traduit de l’allemand par Martin Ziegler et revu par Olivier Mannoni
Sources : Goethe Institut Frankreich
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