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l'heure du soir, à l'orient de tout
Où se lève le vent de l'unique mémoire"
François Cheng
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Fiche
:
Auteur François
Cheng
Editeur Gallimard
Date de parution 03/2005
Collection Poesie
Format 13 cm x 19 cm
ISBN 2070307204
Résumé
:
Présentation de l'éditeur
:
Traducteur exemplaire, essayiste
d'une grande délicatesse, particulièrement voué à
l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif
et profond, François Cheng a également développé
une œuvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même
: discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres
et du temps.
S'il décline le thème, bien connu en Chine, de l'alliance
vertigineuse du roc et des racines, du minéral et du vivant, c'est
pour suggérer que la promesse peut être dans l'incertain,
dans l'éphémère et (si on ne le clame pas trop fort)
en nous.
En fait, cette anthologie poétique, la première composée
par l'auteur de «L'éternité n'est pas de trop»,
incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide
qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes
rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants
fragiles, des envols à peine notés, des méditations
légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir
des alliés, des amis bénéfiques et transitoires,
même si rien ne peut les empêcher de passer. «Ah nuage
un instant capturé / Tu nous délivres de notre exil.»
Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent
à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la
beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations,
en chacune de ses métamorphoses.
«Nous avons bu tant de rosées
En échange de notre sang
Que la terre cent fois brûlée
Nous sait bon gré d'être vivants.»
Extrait
:
Contempler
jusqu'à l'heure extrême,
Jusqu'à l'écoeurement, jusqu'au
Retournement. Muscles brûlés,
Os fendus. Un filet de sang
Re-trace l'initiale promesse
De la prime nuit où jadis
Jaillit l'impensable
étincelle.
Critique/Presse
:
Petite
remarque perso : François
Cheng est un homme de deux cultures, de deux regards, de deux pensées.
J'avais dévoré le Dit de Tianyi. J'avais envie de lire sa
poésie. Elle est de finesse et de profondeur, d'intime et d'universel.
Splendide !
J'effeuille le receuil
au hasard... Comme je le fais souvent avec la poésie : de manière
aléatoire !
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