La Coupe d'or

John Steinbeck (1902 - 1968)

Résumé :

Vers le milieu du XVIIe siècle, un garçon de quinze ans, Henry Morgan, natif du Pays de Galles, s'embarqua sur un vaisseau qui allait à la Jamaïque. Il rêvait d'être le plus grand corsaire d'Angleterre. Sa volonté de fer lui permit de devenir le boucanier le plus terrible qu'on vit jamais à l'île de la Tortue et à la Gonave.

Le premier roman de celui qui devait devenir l'un des meilleurs écrivains de sa génération est un récit historique bâti à partir des exploits du célèbre pirate Henry Morgan qui s'empara en 1670 de Panama. Publié en 1929 ce roman témoigne d'une profonde connaissance de la mer et vaut par ses portraits psychologiques et ses aventures passionnantes. Amazon.fr

Extrait :

Bientôt, les bruits de la grange se mêlêrent à ce cruel concert. La tempête avait pris fin, mais une brise soufflait autour des angles de la bâtisse, modulant parfois une plainte spectrale d'une tristesse infinie. Le foin craquait comme si chaque brin essayait de s'esquiver furtivement. Des chauves-souris voletaient dans les ténèbres en grinçant des dents, et les rats poussaient des cris horribles. Les unes et les autres semblaient le fixer de leurs petits yeux méchants au sein de l'obscurité.Il lui était déjà arrivé de se trouver seul, mais il n'avait jamais expérimenté cette solitude totale, parmi des choses nouvelles dans un lieu inconnu de lui. Une terreur panique grandissait sans cesse dans son coeur. Il lui sembla que les heures passaient sur lui comme des nuages paresseux, tandis qu'il restait étendu frissonnant d'épouvante. Finalement, un hibou pénétra dans la grange et se mit à voler en cercles au-dessus de lui, en poussant des cris déments. Les nerfs trop tendus du jeune homme cédèrent : il sortit de son refuge en gémissant, et courut vers Cardif aussi vite qu'il le put.

Biographie / bibliographie :

D'origine allemande et irlandaise par la famille de son père, John Steinbeck passe son enfance dans la région de Big Sur et de Salinas. Très jeune, il travaille comme garçon de ferme et journalier dans les vergers de la Grande Vallée. Il connaît ainsi les fermiers, les travailleurs agricoles, les cavaliers des rodéos, les pêcheurs italiens, les paysages et toutes les nuances du climat californien.Des souris et des hommesDans le désordre de la crise économique de 1930, à l'époque de la «dépression», il éprouve le besoin vital de ne pas perdre contact avec la réalité humaine de sa province natale, la Californie. Il publie alors les Pâturages du ciel (1932), puis Tortilla Flat (1935), où, il affirme sa maîtrise.
Après En un combat douteux (1936), roman où Steinbeck traite le thème social d'une grève de travailleurs, il publie Des souris et des hommes (1937), récit tragique et simple, brutal et tendre. Les personnages – Lenny et George – sont deux natures primitives, journaliers agricoles, travaillant ensemble de ranch en ranch. Leur rêve secret, impossible, est d'économiser quelques centaines de dollars et d'acheter un jour une petite ferme. Le récit empreint de l'imminence de la catastrophe et le dénouement fatal font, de cette œuvre grave, le poème de l'extrême misère et de la solitude humaine.
Les Raisins de la colère (1939), le livre de Steinbeck sans doute le plus connu, raconte l'odyssée d'une famille de paysans qui, ruinée par les tempêtes de poussière, par l'appauvrissement du sol et par la crise des années 1930, est contrainte de quitter l'Oklahoma et de venir chercher du travail en Californie. Peu à peu, affamés, traqués, exploités par les grands propriétaires, les émigrants voient la terre promise californienne se transformer en un vaste pénitencier. L'intérêt de ce roman, comme celui d'À l'est d'Eden (1952), réside essentiellement dans le souffle épique, la générosité, la force de conviction et d'émotion, plutôt que dans la pensée rigoureuse ou la création de personnages complexes.
Prix Nobel de littérature (1962), John Steinbeck est également l'auteur de la Grande Vallée (1938), de Nuits noires (1942), évocation de la Norvège sous l'Occupation, et de Rue de la Sardine (1944). Yahoo.fr

" Il faut essayer de comprendre les hommes. Si deux hommes essayent de secomprendre, ils seront bons l'un envers l'autre. Bien connaître un homme ne conduit jamais à la haine, mais presque toujours à l'amour. " John Steinbeck
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