Amélie Nothomb

Résumés :

"Stupeur et tremblements :

J'ai toujours adoré cette formule qui correspond si bien au jeu des acteurs dans les films de samouraïs, quand ils s'adressent à leur chef, la voix traumatisée par un respect surhumain." Avec ce huitième roman, Amélie-san Nothomb nous fait pénétrer dans l'univers hiérarchisé d'une grande entreprise nippone, la compagnie Yumimoto, et en décortique un à un les codes : la négation de l'individualité, le respect de la pyramide patronale, la soumission de la femme... Une analyse incisive et croustillante des conditions de travail au pays du soleil levant.

Employée comme interprète, l'héroïne, originaire du Japon mais vivant en Belgique, se retrouve, plusieurs gaffes de langage et de comportement plus tard, rétrogradée au simple rang de "nettoyeuse de chiottes" du quarante-quatrième étage. Une fonction qu'elle occupe pendant sept mois et qui exige d'elle les plus grandes contorsions d'esprit pour accepter sa nouvelle place au sein de la compagnie. Une place de choix qui lui permet de mettre en pratique les commandements nippons : humilité dans la tâche, exécution fidèle et lobotomisation cérébrale. De quoi ravir une blanche occidentale, désespérée de devoir préserver les bonnes relations belgico-japonaise.Avec Stupeurs et tremblements, roman très subtil qui mêle vécu de l'auteur et analyse après coup.

Nothomb brosse, dans un style vraiment désopilant, un monde du travail très particulier. Pour tous ceux qui n'ont que théorisé la culture nippone, sans jamais la pratiquer.--Guillaume Folliero-- Ce texte se rapporte à l'édition Broché.

L'Orient et l'Occident. La narratrice, qui se laisse aisément confondre avec l'auteur, raconte son séjour de quelques mois dans une entreprise japonaise. Un récit qui file à toute vitesse, plein d'humour, qui illustre bien le choc des cultures. Une héroïne dont le drame consiste à n'être la supérieure de personne, à recevoir des ordres de tout le monde. Grand prix de l'Académie française 1999. Ce texte se rapporte à l'édition Broché. La chronique de Lire

 

Péplum :

Est-il possible que l'ensevelissement de Pompéi ait été un hasard, alors qu'il a été " le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues " ? Selon la romancière, il s'agit d'un coup monté par les archéologues du futur. Cette supposition lui vaut justement d'être enlevée de sa chambre d'hôpital où elle vient de subir une opération. Lorsqu'elle se réveille, elle est en l'an... 2580. Elle consigne soigneusement son dialogue houleux avec le savant Celsius.

Entre cet homme fâché d'avoir été deviné et cette jeune femme énergique et furieuse contre ses ravisseurs s'instaure une vive et stimulante discussion sur le réel, le virtuel, le voyage dans le temps, la grande guerre du 26e siècle. Les devisants abordent aussi des questions de morale, de philosophie et d'art.

Intéressant et enlevé comme les autres romans d'une romancière prodige qu'il n'est plus nécessaire de présenter, cet " entretien " plein de répartie est aussi une piquante guerre psychologique où chacun s'efforce de toucher le talon d'Achille de l'autre. (fnac.com)

Longue nouvelle dialoguée, intelligente et même un peu trop rationnelle. Sorte de récit de science-fiction rempli de trouvailles amusantes et ironiques qui visent parfois l'auteur elle-même. (amazon.fr) La chronique de Lire

 

Hygiène de l'assassin

Hygiène de l'Assassin est le premier roman publié par Amélie Nothomb (1992).
Pretextat Tach, quatre-vingt trois ans, auteur de vingt deux romans et prix Nobel de la Littérature n’a plus que deux mois à vivre. Vieil acariâtre, obèse , misogyne et misanthrope, il est sollicité par une foule de journalistes venus du monde entier pour l’interviewer. Chacun souhaite obtenir un entretien exclusif avec cet homme qui, atteint du redoutable syndrome d’Elzenveiverplatz, va bientôt mourir du cancer des cartilages ; une maladie très rare dont seuls une dizaine de bagnards incarcérés pour violences sexuelles suivies d’homicides , auraient été atteints.

Seuls cinq journalistes seront sélectionnés pour interviewer l’irascible Pretextat. Les quatre premiers journalistes, qui n’ont pas lu une ligne du vieil homme seront congédiés sans ménagement. Tach fait preuve vis à vis d’eux d’un profond cynisme et d’une redoutable méchanceté. Il congédie le premier après l’avoir traité de crétin. Il fait vomir le second en lui détaillant ses orgies alimentaires. Le quatrième il le chasse d’un : « Et puis je vous regarde et vous me répugnez tellement que je me félicite de ne pas vous avoir imités, même si cela m’a condamné à la solitude. La solitude est un bienfait si elle m’éloigne de votre fange. Ma vie est moche, mais je la préfère à la vôtre. Partez monsieur… »


La cinquième, Nina, aura raison de lui et de son secret. Elle a lu tous les livres de l’ignoble Pretextat, dont l’un inachevé qui a pour titre : Hygiène de l’assassin… Patiemment , elle viendra à bout de sa mauvaise foi et de son imposture , non sans être parvenue à lui arracher son secret après une série de répliques aussi cinglantes qu’éblouissantes d’intelligence. www.alalettre.com


Cosmétiques de l'ennemi

« Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté. »

Depuis Hygiène de l'assassin, elle est fidèle au poste ! Amélie Nothomb fait donc sa rentrée avec Cosmétique de l'ennemi. Au rythme – soutenu – d'un roman par an, on se demande bien comment elle peut encore nous surprendre. N'ayez crainte, elle y parvient…

Coincé dans un aéroport alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Barcelone, l'homme d'affaires Jérôme Angust se voit contraint de supporter, en plus du retard de son avion, la logorrhée d'un étrange individu, bien décidé à lui imposer le récit de sa vie. Qui est donc ce Textor Texel qui le harcèle ? Pourquoi ce raseur a-t-il jeté son dévolu sur lui ? Le dialogue s'engage pourtant entre l'importun et sa victime, vif, alerte, ponctué de réparties cinglantes, prenant les allures d'une joute de haute tenue, et dévoile la passé trouble de Textor, en même temps que le malaise croissant de Jérôme. Car il se sent cerné, l'homme d'affaires irréprochable, par cet étranger qui semble si bien connaître les tréfonds de sa conscience et dont les crimes font douloureusement écho à un passé qu'il croyait enterré. Étranger, cet ennemi ? Pas tant que ça ! Et si, finalement, cette rencontre n'était pas tant le fruit du hasard que l'objet d'une préméditation diabolique destinée à l'anéantir ?

Dans ce dialogue mené tambour battant, Amélie Nothomb s'en donne à cœur joie, faisant preuve une fois de plus de sa virtuosité. La phrase est vive, bondissante, corrosive, pour nous embarquer progressivement, mais sûrement, vers un retournement de situation dont l'auteur de Mercure a le secret. Gageons qu'une fois encore, elle recueillera vos suffrages… --Laurence Demurger Ce texte se rapporte à l'édition Broché.

On admirera l'art consommé d'Amélie, cette méchante gourmandise dont elle fait toujours preuve quand elle aborde les sujets les plus scabreux comme en s'en jouant, ce ton qui n'appartient qu'à elle, à la fois railleur et apitoyé, et qui nous fait sans cesse osciller entre l'horreur et l'enchantement, le grotesque et le sérieux, et toujours à l'aune d'une culture qui n'est plus à démontrer, comme si, en fin de compte, l'important était de rire de nos illusions avant d'avoir à en pleurer.Didier Hénique
Amélie Nothomb[ interview / 28 septembre 2001 ]

www.fluctuat.net

 

Les combustibles :

C'est la guerre et c'est l'hiver.
Deux hommes et une femme sont terrés dans un appartement.
Combien de jours leur reste-t-il à vivre ?
En attendant, il n'est plus interdit de révéler ses vraies passions.
L'amour, le désir, l'intelligence résistent-ils au froid ?
A-t-on le droit de consumer ses dernières forces à lire de la mauvaise littérature ?
Enfin, à l'heure du choix ultime, quel livre est assez important pour ne pas être mis à l'épreuve du feu ?
(Mot de l'éditeur)

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