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Dorothy Allison est née en 1949 à Greenville en Caroline du Sud et vit aujourd’hui en Caroline du Nord avec sa compagne Alix Layman et son fils. Engagée, elle a milité dans plusieurs associations féministes et lesbiennes. Issue d'une famille pauvre, elle a obtenu une bourse d'études et est devenue professeur de littérature. De son propre aveu, Dorothy Allison avait un don pour raconter des histoires horribles à ses sœurs et à ses cousins. Plus tard, c'est chez Flannery O'Connor et James Baldwin qu'elle trouvera l'inspiration littéraire. Il faut croire que ce parcours lui a porté chance puisqu’aujourd’hui, Dorothy Allison publie des best-sellers remarqués par le New York Times. Elle a été nominée pour le National Book Award grâce à son livre Bastard Out of Carolina qu'elle présente sur ce site à côté de Two or Three Things I Know for Sure et surtout de son dernier roman Cavedweller. "I WEAR MY SKIN as thinly as I have to, armor myself only as much as seems absolutely necessary. I try to live naked in the world, unashamed even under attack, unafraid even though I know how much there is to fear. What I have always feared is being what people have thought me--my stepfather's willing toy, my mother's betrayer, my lover's faithless tease, my family's ultimate shame, the slutty, racist, stupid cracker dyke who doesn't know what she is doing. Trying always to know what I am doing and why, choosing to be known as who I am--feminist, queer, working class, and proud of the work I do--is as tricky as it ever was. I tell myself that life is the long struggle to understand and love fully. That to keep faith with those who have literally saved my life and made it possible for me to imagine more than survival, I have to try constantly to understand more, love more fully, go more naked in order to make others as safe as I myself want to be. I want to live past my own death, as my mother does, in what I have made possible for others--my sisters, my son, my lover, my community--the people I believe in absolutely, men and women whom death does not stop, who honor the truth of each other's stories." Dorothy Allison nous explique combien elle s’expose à la vie. Si une carapace est utile parfois, elle ne doit pas être plus épaisse que nécessaire : « Je m'offre nue au monde, sans honte, même sous l’attaque, sans peur, même si je sais combien c’est effrayant. »* Elle ne veut pas se réduire à n'être que ce que l‘on attend d’elle, mais simplement être ce qu’elle est. Tentant toujours d’avoir pleinement conscience de ses actes et de leurs conséquences : « la vie est un long combat pour comprendre et aimer… Je veux vivre au-delà de ma mort, dans ce que j’aurai rendu possible pour les autres »* . Un message clair et fort qui souligne le caractère bien trempé de cet écrivain sans concessions. "J’ai
grandi dans la pauvreté, la haine, victime de violences physiques,
psychologiques, et sexuelles, et je sais que souffrir ne rend pas noble.
Cela détruit. Afin de resister à la destruction, la haine
de soi, ou le desespoir à vie, nous devons nous débarrasser
de la condition de méprisé, de la peur de devenir le "eux"
dont ils parlent avec tant de mépris, refuser les mythes mensongers
et les morales faciles, nous voir nous-mêmes comme des êtres
humains, imparfaits et extraordinaires. Nous tous - extraordinaires."* * Extraits de Peau de Dorothy Allison Dorothy Allison sur le site Chiennes de garde "Les livres de Dorothy
Allison appartiennent à cette littérature que l'on pourrait
qualifier d'indispensable. Indispensable à la survie de l'auteur;
indispensable pour les lecteurs, qui ne ressortent évidemment pas
indemnes de ces pages." Magazine
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