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Il est né à Noranda en Abitibi. Alors qu'il est âgé de 5 ans, il déménage avec sa famille qui acccompagne son père, à l'emploi de la Canadian International Paper Company, à Clova qui est à l'époque un petit village de 30 familles. Dans son journal, publié sous le titre Du sommet d'un arbre, il mentionne: "Quand je ne jouais pas, je lisais...Ma mère m'avait inoculé le virus de la lecture L'Ile mystérieuse, Michel Strogoff, Les bijoux de la princesse, Sir Jerry et l'affreux Léonard, Les Naufragés du Sirius, je dévorais tout avec un appétit de requin, à mille milles des savanes et des forêts de sapins, des dédales de lacs et de rivières, des parties de base-ball sur la grand-rue recouverte d'un sable poudreux. C'est ce qui me permettait d'obtenir de bonnes notes pour mes compositions françaises...J'étais sourd à tout ce qui n'était pas cette voix intérieure qui faisait apparaître dans mon esprit des images si intenses et si vives que j'en oubliais l'heure des repas et du coucher..." Après ses études primaires à Clova, c'est à Joliette qu'il poursuit ses études au séminaire. La première année il fut pensionnaire; la deuxième année, sa famille déménage à Joliette où il poursuit ses études avec son frère en tant que demi-pensionnaire. C'est à l'Université de Montréal, en 1962, qu'il poursuit ses études pour l'obtention d'une licence ès lettres. Dès son arrivée à Montréal, Beauchemin aime la ville. "La ville, ce gros livre aux pages salies et déchirées, que je n'aurai jamais fini d'apprendre, toujours en train de se modifier, hideux et admirable, rempli de contradictions comme la vie elle-même... Poésie étrange de la ville, cette antichambre de l'enfer, cette manufacture de plaisirs, le meilleur et le pire endroit qu'ait pu s'aménager l'homme sur terre, mon amour et ma passion." page 43 et 46 Du sommet d'un arbre. Après
l'obtention de sa licence ès lettres suivent quelques années
d'enseignement universitaire à Québec et à Montréal,
puis un travail chez H.R.W., éditeur de manuels scolaires. Il devient
recherchiste à Radio-Québec en 1969. "Il n'a jamais
cessé de lire: Balzac, Dickens, Flaubert, Stendhal, Colette, Joseph
Conrad, Marcel Proust, Jules Romains. Il apprécie l'humour de Molière
et d'Alphonse Allais. Parmi les Québécois, il cite Réjean
Ducharme, Jacques Benoît et Jacques Poulin. Chez les géants
russes , il a fréquenté Dostoïevski, Gogol, Tchekhov,
Tolstoï...Son amour de la lecture l'a conduit vers l'écriture.
Il fait son apprentissage de l'art d'écrire à travers le
roman inachevé de ses 12 ans et les nouvelles inédites de
son adolescence. Quelques années plus tard, le libraire Henri Tranquille,
de Montréal, l'encourage à soumettre des nouvelles à
la revue Sept-jours. Il y tiendra une chronique humoristique ente 1966-1969.
Commence alors la grande aventure du roman". Grimoire, avril 1983,
p. 8 En 1974, il fait une entrée remarquée sur la scène littéraire avec la publication de l'Enfirouapé, qui lui vaut le Prix France-Québec 1975. En 1981, Le Matou apporte le succès à Yves Beauchemin. Ce roman a battu le record de tous les temps; il fut vendu à plus d'un million d'exemplaires, et il a été traduit en dix-sept langues. De plus, ce dernier fut porté à l'écran par Jean Beaudin en 1985; le film est un triomphe et obtient le prix du jury pour le film le plus populaire du festival et le grand prix du Festival International du Film-Québec 85. En 1987, on peut visionner la série télévisée "Le Matou". Avec ce roman, il reçoit le Grand prix de la Ville de Montréal, en 1981. La même année, il est le récipiendaire du Grand prix littéraire du Journal de Montréal. À Cannes, en 1982 pour son roman Le Matou, il reçoit le Prix du livre de l'été. En 1985, il est lauréat du prix du public au Salon du livre de Montréal et du Grand prix littéraire des lycéens d'Île-de-France en 1992. En 1983,
il prend une année sans solde pour préparer son troisième
roman Juliette Pormerleau. Il habite alors à Longueuil une maison
ancestrale qu'il a entièrement rénovée, avec sa femme
et ses deux enfants. Il s'est loué un appartement pour écrire.
"Pendant deux ans et demi, j'aurai eu la chance inouïe de pouvoir
me consacrer jour après jour à mon livre, penché
au-dessus de ma machine à écrire, la tête dans un
autre monde ou renversé sur ma chaise en train de consulter, perplexe,
le Petit Robert." Du sommet d'un arbre, page 132. Son roman Juliette
Pomerleau lui mérite le Prix du public au salon du livre de Montréal
en 1989, le Prix des arts Maximilien-Boucher en 1990, le Prix Jean-Giono
1990 ainsi que le prix des lectrices de la revue Elle 1990. Il écrit également pour les jeunes. En 1991 paraît Une histoire à faire japper qui sera suivi en 1992 par Antoine et Alfred, en 1996 Alfred sauve Antoine et en 1997 d'Alfred et la lune cassée. Dans ces romans pour les jeunes, l'auteur mentionne: "je raconte une histoire au premier degré en accordant une grande part à la fantaisie, le but étant de distraire, de créer du plaisir chez le lecteur." Échos Vedettes janvier 1997. En 1993 et en 1996 , il est finaliste pour le Prix du Gouverneur général catégorie 8-11 ans. En septembre 1993, Yves Beauchemin faisait son entrée à l'Académie des lettres du Québec. En 1999,
l'auteur nous livre son dernier roman et non le moindre: Les Émois
d'un marchand de café. Sources : http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurB/beauch_y/beauchem.html
Les Émois d'un marchand de café roman 1999 Alfred et la lune cassée roman jeunesse 1997 Alfred sauve Antoine roman jeunesse 1996 Le second Violon roman 1996 Antoine et Alfred roman jeunesse 1992 Une histoire à faire japper roman jeunesse 1991 Juliette Pomerleau roman 1989 Du sommet d'un arbre journal 1986 Le Matou roman 1981 L'Enfirouapé
roman 1974, réédité 1985
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