
L'essai :
Une approche de la poésie à travers la psychanalyse ou plutôt une « mise en abyme ». L’une et l’autre relèvent de ce même temps, cette contrée native d’avant les mots, d’avant le langage. Dans l’émotion et le sensible, la poésie ouvre une voix. Car la parole poétique et la parole surgissant en séance d’analyse appartiennent au même silence. Magnifique écriture que celle d’Edmundo Gómez Mango.
|
|
De fils à fils - Bernardo Toro |
|
|
|
"On ne s'habitue jamais au bonheur. Quiconque s'habitue au bonheur cesse d'être heureux"
Le roman :
L’écriture de Bernardo Toro, c’est une voix, une voix à part dans laquelle d’autres voix se mêlent, convoquant le passé, le présent, des situations qui se fondent les unes dans les autres perdant peu à peu leurs contours propres. Il lance son filet et ramène à lui des éclats épars, des regards, des souvenirs, des cris. Le temps se dilate, se condense, l’important n’est pas contenu dans une chronologie mais dans la vie, dans la noeud à l’estomac dans le cœur qui s’affole, dans le bleu miraculeux de la mer.
|
"Si un livre vous ennuie, ne le lisez pas ; c’est qu’il n’a pas été écrit pour vous" Jorge Luis Borges
"Je crois que la formule 'lecture obligatoire' est un contresens ; la lecture ne doit pas être obligatoire. Parle-t-on de plaisir obligatoire ? A quoi bon ? Le plaisir n'est pas une obligation, c'est une quête. Bonheur obligatoire ! Le bonheur aussi est une quête.J'ai été professeur de littérature anglaise pendant vingt ans à la faculté de philosophie et de lettres de l'université de Buenos Aires.J'ai toujours donné ce conseil à mes étudiants : si un livre vous ennuie, abandonnez-le ; ne lisez pas un livre parce qu'il est fameux, ou moderne, ou ancien. Si un livre vous semble ennuyeux, laissez-le ; même si ce livre est le 'Paradis perdu' - qui pour moi n'est pas ennuyeux - ou 'Don Quichotte' - qui pour moi ne l'est pas davantage. Mais si un livre vous ennuie, ne le lisez pas ; c'est qu'il n'a pas été écrit pour vous. La lecture doit être une des formes du bonheur : voilà pourquoi je conseillerais aux possibles lecteurs de mon testament - que je n'ai d'ailleurs pas l'intention de rédiger - de lire beaucoup, de ne pas se laisser effrayer par la réputation des auteurs, de rechercher un bonheur personnel, un plaisir personnel. Il n'y a pas d'autre façon de lire." J. L. B.
Extrait de Cours de littérature anglaise
|
Le roman :
Le jour où Lancelot apprend la mort de sa femme, il découvre à quel point il la connaissait mal. Il croyait Irina partie pour une destination lointaine, elle est retrouvée morte dans la voiture d'un inconnu. Il la croyait réalisatrice de films animaliers, elle posait aussi des bombes avec quelques vieux amis activistes qu'elle fréquentait encore. Il la croyait orpheline, un père inquiétant surgit. "Comment peut-on connaitre si mal la personne avec laquelle on vit ?" Question lancinante...
|
|
Les funambules - Antoine Bello |
|
|
|
Le roman :
Funambule, du latin funambulus, de funis, corde, et ambulare, marcher.
Chacune de ces nouvelles est un équilibre entre contingence d’homme et besoin de dépassement.
Mouvements, de la main de l’artiste sur le bois des mannequins, des pieds du funambule sur le fil, de la capsule lancée dans le système solaire, de la boule roulant sur la piste, de la pensée de l’écrivain aux mots sur le papier… Trajectoires d’un point de départ à un point d’arrivée, reliés par ce fil tendu…
|
|
|
Le dernier homme qui parlait catalan |
|
|
|
Le roman :
Barcelone. Confrontation entre deux écrivains, l’un Ramon Balaguer, déjà plusieurs fois publié écrit en castillan, l’autre Miquel Rovira rédige son premier roman en catalan. L’échange, ou plutôt l’affrontement entre les deux hommes leur devient rapidement indispensable. Leurs différences composent un substrat fertile dans lequel s’enracinent l’écriture, la langue, les sentiments, l’être dans ce qu’il a de plus profond et de plus vulnérable. De plus déterminé aussi.
|
|

La tentation de démocrite
Le livre :
Le recours aux forêts Comme un retour A l’essentiel Pour mieux vivre Pour mieux voir Pour mieux comprendre
|
Le roman :
Une journée pour dire l’indicible ou le taire. Le laisser en suspens quand aucun mot ne peut exprimer le vide, la douleur, la vie anéantie. Une journée qui commence l'après-midi de l’anniversaire de Solange, réunion de famille, une broche trop belle offerte par un frère trop pauvre. Tout se fige autour de la main qui offre le cadeau.
Lentement, très lentement. Les regards jugent, accusent. Peu essaient de comprendre, peu…
Et puis la violence fait irruption. Comme une digue qui se rompt après trop de silence. La violence comme ultime expression du désarroi.
|
Le roman :
La perte de l’être aimé, définitive et brutale, modifie complètement le rapport de celui qui reste à la vie, à sa vie, au monde. Elle met en lumière l’essentiel, elle rend la séparation insupportable. Amputé de la plus belle part de lui-même, le narrateur devra désormais composer avec la douleur toujours vive. Et l’écriture est ce moment de grâce qui permet de retrouver les jours heureux, d’en reconstituer les décors, d’en redessiner les itinéraires. L’écrivain rend la vie, remet le souffle au bord des lèvres puis, parce qu’il ne détient pas tous les pouvoirs, doit, avant d’écrire le mot FIN, affronter ses fantômes.
|
Le roman :
Une saga pittoresque, picaresque parfois, italienne à coup sûr…" Mille ans" rapportés par les femmes qui en ont été dépositaires, au-delà du temps et de l’oubli. Ellipse mystérieuse qui relie les frasques de Don Francesco, rude paysan avec ses barils d’or jamais retrouvés, à Goia, dernière descendante des Falcone. Le roman commence avec l'unité de la péninsule et s'achève au moment de la chute du communisme... La puissance des paysages tisse une forme de nostalgie qui se révèle ou se réfute mais est toujours constitutive de l'identité des personnages.
|
|
|