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| Rien
n'aide à vivre : les mots ne sont pas plus efficaces que
le silence. Antoine Volodine
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L'étrange
est la forme que prend le beau quand le beau est sans espérance.
Antoine Volodine |
| Les
conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel Mariën |
L'enfer,
le vrai, c'est l'oubli. Olivier
Delorme |
| L'essentiel,
nous ne savons pas le prévoir. Chacun de nous a connu les
joies les plus chaudes là où rien ne les promettait.
Antoine de Saint-Exupéry
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Une
fois pris dans l'événement, les hommes ne s'en effraient
plus. Seul l'inconnu épouvante les hommes. Mais, pour quiconque
l'affronte, il n'est déjà plus l'inconnu.
Antoine de Saint-Exupéry
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| L'empire
de l'homme est intérieur. Antoine de Saint-Exupéry |
Faites que le
rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore
pas votre rêve. Antoine de Saint-Exupéry |
| On ne voit bien
qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux. Antoine
de Saint-Exupéry |
Pour ce qui
est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le
rendre possible. Antoine
de Saint-Exupéry |
| Que
savons-nous, sinon qu'il est des conditions inconnues qui nous fertilisent
? Où loge la vérité de l'homme ?
La vérité, ce n'est point ce qui se démontre.
Si dans ce terrain, et non dans un autre, les orangers développent
de solides racines, et se chargent de fruits, ce terrain-là
c'est la vérité des orangers. Si cette religion, si
cette culture, si cette échelle des valeurs, si cette forme
d'activité et non telles autres, favorisent chez l'homme
cette plénitude, délivrent en lui un grand seigneur
qui s'ignorait, c'est que cette échelle des valeurs, cette
culture, cette forme d'activité, sont la vérité
de l'homme. La logique ? Qu'elle se débrouille pour rendre
compte de la vie. Antoine de Saint-Exupéry
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Pour
vous qui aimez aussi le petit prince, comme pour moi, rien de l'univers
n'est semblable si quelque part, on ne sait où, un mouton
que nous ne connaissons pas a, oui ou non, mangé une rose...
Regardez le ciel. Demandez-vous : le mouton oui ou non a-t-il mangé
la fleur ? Et vous verrez comme tout change...
Et aucune grande personne ne comprendra jamais que ça a tellement
d'importance ! Antoine de Saint-Exupéry |
| Aimer
ce n'est point nous regarder l'un l'autre mais regarder ensemble
dans la même direction. Antoine de Saint-Exupéry |
On
ne peut pas se mesurer avec l'image qu'autrui se fait de nous, l'analogie
bientôt se perdrait. René Char |
La
mort ne se trouve ni en deçà, ni au-delà. Elle
est à côté, industrieuse, infime. René
Char |
Coeur
luisant n'éclaire que sa propre nuit. Il redresse le peu
agile épi. René
Char |
Le
oui, le non immédiats, c'est salubre en dépit des
corrections qui vont suivre.
René Char |
Soleil
jouvenceau, je te vois ; mais là où tu n'es plus.
René
Char |
Tout
ce que nous accomplirons d'essentiel à partir d'aujourd'hui,
nous l'accomplirons faute de mieux. Sans contentement ni désespoir.
René
Char |
Notre
lit d'amour se prolonge après nous et dresse sa pénombre
dans un regard qui rêve, oui, cela a de quoi rendre heureux.
René
Char |
Ceux
qui cherchent ne découvrent que s'ils sont fiévreux
ou éconduits.
René Char |
Nous
n'excellons à nous refaire qu'en y ajoutant chaque fois plus
d'enfer. René
Char |
Désir,
voyageur à l'unique bagage et aux multiples trains. René
Char |
J'aime
qui respecte son chien, affectionne ses outils, n'écorce
pas l'arbre pour en punir la sève, ne mouille pas le vin
hérité, se moque de l'existence d'un monde exemplaire.
René
Char |
Un
outil dans notre main privée de mémoire découvrirait
à tout instant le bienfait , n'envieillirait pas, conserverait
intacte la main. René
Char |
Je
voudrais que mon chagrin si vieux soit comme le gravier dans la
rivière : tout au fond. Mes courants n'en auraient pas souci.
René Char |
Ya-t-il
vraiment une plus grande distance entre nous et notre poussière
finale qu'entre l'étoile intraitable et le regard vivant
qui l'a tenue un instant sans s'y blesser ? René
Char |
Le
présent-passé, le présent-futur. Rien qui précède
et rien qui succède, seulement les offrandes de l'imagination.
René
Char |
Les
femmes sont amoureuses et les hommes sont solitaires. Ils se volent
mutuellement la solitude et l'amour.
René Char |
C'est
quand on ne s'y reconnaît plus, ô toi qui m'abordas,
qu'on y est. Souviens-t'en.
René Char |
Ces
conflits entre le désir et l'esprit qui sèment la
désolation. Conflits d'où l'esprit sort vainqueur
par le biais et non par le droit fil. René
Char |
Mourir,
c'est passer à travers le chas de l'aiguille après
de multiples feuillaisons. Il faut aller à travers la mort
pour émerger devant la vie, dans l'état de modestie
souveraine. René
Char |
Le
contraire d'écouter est d'entendre. Et comme fut longue à
venir à nos épaules la montagne silencieuse. Pour
que j'aie pu ouïr un tel tumulte une locomotive a dû
passer sur mon berceau. René
Char |
Entre
télescope et microscope, c'est là que nous sommes,
en mer des tempêtes, au centre de l'écart, arc-boutés,
cruels, opposants, hôtes indésirables. René
Char |
L'inaccompli bourdonne d'essentiel. René
Char |
Nous
inventons des forces dont nous touchons les extrémités,
presque jamais le coeur. René Char |
Donne
toujours plus que tu ne peux reprendre. Et oublie. Telle est la
voie sacrée. René
Char |
Un
brin d'allumette suffit à enflammer la page où vient
mourir un livre. René
Char |
Quelques
êtres ne sont ni dans la société ni dans la
rêverie. Ils appartiennent à un destin isolé,
à une espérance inconnue. Leurs actes apparents semblent
antérieurs à la première inculpation du temps
et à l'insouciance des cieux. Nul ne s'offre à les
appointer. L'avenir fond devant leur regard. Ce sont les plus nobles
et les plus inquiétants. René
Char |
Il
faut deux rivages à la vérité : l'un pour notre
aller, l'autre pour son retour. Des chemins qui boivent leurs brouillards.
Qui gardent intacts nos rires heureux. Qui, brisés, soient
encore salvateurs pour nos cadets nageant en eaux glacées.
René
Char |
Frapper
du regard, c'est se dessiner dans les yeux des autres, y découvrir
leurs traits modifiés auprès des nôtres, mais
pour ombrer notre ceinture de déserts.
René Char |
Rien
ne m'obsède que la vie. René Char |
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