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Originaire de Chalon-sur-Saône, Olivier Delorme s'est pris très jeune de passion pour l'histoire antique de la Grèce. Il fait son premier voyage dans ce pays en 1973 et veut alors devenir archéologue. Mais au terme d'études classiques et après une agrégation d'histoire, il devient directeur des études d'un institut de recherches en histoire contemporaine, puis responsable de collection à la Documentation française. Il publie son premier roman en 1996 et consacre dès lors l'essentiel de sa vie à l'écriture. Après avoir passé deux ans sur la petite île-volcan de Nisyros dans le Dodécanèse, il habite de nouveau Paris depuis 1999 et collabore à diverses publications, dont la revue franco-hellénique Desmos-Le Lien, tout en enseignant l’histoire des relations internationales à l’Institut d’études politiques de Paris. Une question souvent posée à Olivier Delorme : Vous positionnez vous comme auteur ou comme auteur gay ? C'est
compliqué et biaisé à la fois. Je suis d'abord un
auteur et ce que j'écris s'adresse à tous... Comme, avant
moi, Gide, Cocteau, Yourcenar, Roger Stéphane (lisez son livre
Parce que c'était lui. Pas seulement parce que je le préface,
il sort en janvier en poche H&O) et tant d'autres.Mais en même
temps on écrit avant tout à partir de ce qu'on est. Et je
suis gay. Dans le monde tel qu'il est, où nous avons la liberté,
mais il y a à la fois Benoît XVI et un régime iranien
qui pend des jeunes gens parce qu'ils sont homosexuels, j'ai la responsabilité,
je crois, de ne pas dissimuler comme a pu le faire Proust.
Quelques mots de l'auteur envoyés à l'occasion de la sortie de son roman Le château du silence.
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