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| Liste des auteurs |
Jennifer Johnston est née à Dublin en 1930. Elle est la fille du dramaturge Denis Johnston et de sa première épouse Sheelagh Richards, actrice et metteur en scène. Elle a suivi ses études au Trinity College. Mère de quatre enfants, elle vit aujourd'hui à Derry. Elle a commencé à écrire ses premiers romans à l'âge de 35 ans. Elle avait alors deux enfants et l'écriture lui permettait de rester disponible pour eux. Ses romans ont été traduits et publiés dans plusieurs pays. Elle est également auteur de pièces de théâtre. Elle a reçu de nombreuses récompenses pour son œuvre. Sur un écheveau souvent romantique, elle évoque les contradictions inhérentes à l'identité irlandaise. Elle refuse de donner de l'Irlande et de ses tensions politiques et sociales une image simple et monolithique, aussi bien quand elle évoque le nationalisme révolutionnaire que la suprématie anglo-irlandaise. Ses romans s'élèvent contre les oppositions purement binaires. Elle parvient ainsi à restituer de manière forte toute l'ambiguïté contenue au cœur de l'identité irlandaise. Dans une interview datant de juillet 1998, elle déclare ne pas vouloir être classée dans la catégorie "écrivain féminin" : "tous les gens peuvent me lire et se retrouver dans mes romans". La violence et la haine sont omniprésente dans ses livres. Ils sont dit-elle "l'arrière-plan de toutes nos vies". Interrogée sur sa manière de travailler, elle répond : "J'entends dans ma tête des voix qui me dictent ce que je vais écrire. Je suis incapable de planifier mon travail de manière précise. Je m'assois à ma table et j'écoute. Ce n'est pas facile, mais c ainsi que j'écris". Jennifer Johnston fait partie des figures majeures de la littérature contemporaine irlandaise, au même titre que John McGahern, John Banville ou Delmot Borger. Sources : Edition du Serpent à Plumes et http://www.people.virginia.edu
Ouvrages publiés en France : Ceci n'est pas un roman Petite musique des adieux, (The gingerbread woman, 2000), traduit par Anne Damour. Belfond, 2003. L’illusionniste (The illusionist, 1995) traduit par Anne Damour. La femme qui court (The invisible worm, 1991) traduit par Anne Damour, Belles Lettres, 1992. Le sanctuaire des fous (Fool’s sanctuary,), traduit par Sophie Foltz, 1987. Un homme sur la plage (The railway station man, 1984), traduit par Sophie Foltz, Belles Lettres, 1991. Un Noël blanc (The Christmas tree, 1981), traduit par Arlette Stroumza, Ed. J. Chambon, Denoël, 1985. Une histoire irlandaise (The old jest, 1979), traduit par Brigitte Gyr, Denoël, 1983. Des ombres sur la peau (Shadows on your skin, 1977), traduit par Richard Delouya, Denoël, 1979. Si loin de Babylone (How many miles to Babylon, 1974), traduit par Emmanuelle de Lesseps, Ed. Denoël, 1979. Princes
et capitaines (The Captains and the Kings) traduit par Claire Poole, Ed.
Denoël, 1972. |
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