![]() |
|
||||||
| Liste
alphabétique Bibliothèque virtuelle |
|||||||
|
Traduction
Claude Durand
Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s'y méprendre au Chili. Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l'absolu de l'amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reflètent et résument les vicissitudes d'un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes. Isabel Allende a quitté le Chili après le coup d'Etat militaire. La Maison aux esprits, son premier roman, tantôt enchanteur, tantôt mordant, est à inscrire parmi les révélations de la littérature latino-américaine d'aujourd'hui. Il est traduit dans une dizaine de pays et a obtenu le prix du Grand Roman d'évasion 1984.
Barrabas arriva dans la famille par voie maritime, nota la petite Clara de son écriture délicate. Déjà, à l'époque, elle avait pris le pli de consigner les choses importantes et plus tard, quand elle devint muette, de mettre par écrit les banales, sans se douter que cinquante ans plus tard, ses cahiers me serviraient à sauver la mémoire du passé et à survivre à ma propre terreur. Le jour de l'arrivée de Barrabas était Jeudi saint. Il débarqua dans une cage indigne, couvert de ses propres excréments et urines, avec un regard égaré de prisonnier misérable et sans défense, mais on pressentait déjà –à son port de tête royal et aux proportions de son ossature- le géant légendaire qu'il allait devenir. C'était un jour de torpeur automnale qui ne laissait en rien présager les événements que la fillette consigna pour en garder souvenir et qui se produisirent durant l'office de midi, à la paroisse de Saint-Sébastien, auquel elle assista avec toute sa famille. En signe de deuil, les saints étaient recouverts de chiffes violettes que les bigotes dépoussiéraient annuellement de l'armoire de la sacristie, et sous ces housses funèbres l'assemblée céleste avait l'air d'un capharnaüm de meubles en instance de déménagement, sans que cierges, encens et gémissements de l'orgue pussent contrecarrer ce déplorable effet. Se dressaient de sombres masses menaçantes en lieu et place des saints en pied avec leurs visages interchangeables à l'expression enchifrenée, leurs perruques soignées en cheveux de morts, leurs rubis, leurs perles, leurs émeraudes de verroterie et leurs accoutrements de nobles florentins. (Début du livre)
La Maison aux esprits, publié dans une dizaine de pays, nous impose sa puissance, sa pordigieuse vitalité. Au risque de l'écraser sous le poids du compliment, on rapprochera le demi-siècle qu'lle déroule sous nos yeux des Cent Ans e solitude de Gabreil Garcia Marquez. Isabel Allende est de taille à supporter la comparaison. Gabrielle Rolin, Le Matin Un roman qui par son inspiration, son architecture, sa prose tantôt enchantée, tantôt mordante, est à inscrire parmi les révélations de la littérature latino-américaine. France-Loisirs Entre féérie et cauchemar la saga de la famille Trueba avec son chef Esteban, riche propriétaire parti de rien, tyran familial et sénateur musclé, sa femme Clara hypersensible et qui dialogue volontiers avec les esprits et une foule de personnages, enfants légitimes ou non, employés, paysans. Portrait d'un pays passé sans transition des traditions rurales à l'horreur des tyranies modernes. Premier roman de la nièce de l'ancien président du Chili. L'avis de la Fnac Par la nièce du président Allende, une saga qui éclaire l'âme du Chili, et s'étale sur un siècle. "Quatre vies de femmes en forment la trame". Remarquable. Très accessible. Amazon.fr Les internautes en parlent : fred_camelet@hotmail.com, Lyon France : J'étais en Equateur quand j ai lu ce livre et je l'ai donc lu dans sa langue natale, une chance. Ce livre m a marqué par la richesse de la description de la vie en Amérique latine il y a quelques siècles. Amis hispanophones... Un livre
qui mélange réalité et fantastique ! "La casa de los espíritus" fait d'elle un des plus grands auteurs latino-américains. Isabel Allende raconte dans ce premier roman ses souvenirs d'enfance, ceux qui peuplèrent la vieille demeure habitée par ses grands-parents, celle qui la fit entrer dans l'univers du fantastique et le monde des livres. Isabel Allende a vécu les premières heures de la dictature et ce souvenir apparaît dans son roman, tout comme sa vision de l'histoire du Chili à travers les femmes, personnages clés, qui composent ces quatre générations de la dynastie des Trueba.. un lecteur - Déposé par Phelippot Cyril (Bordeaux France) - le 23/3/2000. Après avoir littéralement "englouti" la Maison aux Esprit, je me suis jetée sur un autre roman d'Allende : Le Plan Infini (que je recommande grandement au passage), et je me suis apercue que tout comme chez Paul Auster (que j'affectionne tout particulièrement), certains thèmes reviennent inlassablement. Chez Allende, l'utilisation d'un même canevas et des mêmes techniques d'écriture m'ont pourtant gênée et m'ont empêchée de profiter vraiment du Plan Infini. Néanmoins, l'écriture d'Allende est riche et forte, et contient une vitalité hors du commun ; le fait est qu'il ne faut pas trop en lire, de peur d'en être écoeuré... . un lecteur - Déposé par Albertine de Galbert (New York US) - le 26/3/2000. Petite
remarque perso : J'ai lu la maison aux esprits il y a déjà
longtemps, et j'ai découvert un style vraiment particulier. Une
sorte de foisonnement, de richesse, des changements de rythmes... c'est
tout simplement un délice. |