MEMOIRES DE MAÎTRES, PAROLES D'ELEVES

Collectif RADIO-FRANCE

 

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Bibliothèque virtuelle
 

Fiche :

Auteur Collectif
Editeur Librio
Collection Librio, numéro 492
Format 14 cm x 21 cm
ISBN 2290314498


Résumé :

En janvier 2001, Radio France a demandé à ses treize millions d’auditeurs de prendre la plume pour "écrire au professeur ou à l’élève qui a marqué leur vie, en bien ou en mal". Plus de deux mille lettres et des centaines de souvenirs de cartables (bulletins, cahiers, boîtes à souvenirs) sont arrivées sur le bureau de Jean-Pierre Guéno, comme un concentré d’émotions pures. Ce recueil n'a pas la prétention de résumer l'univers de l'école, mais les lettres qui le composent, souvent drôles, parfois poignantes, brossent un étonnant portrait de famille dans lequel chacun saura se reconnaître.

Parfois grave et à fleur de peau, toujours emplie de sentiments vrais, cette anthologie populaire mêle les lettres d’auditeurs de Radio France et les souvenirs d’écrivains. A travers leurs témoignages sur le maître ou l’élève qui a marqué leur vie, un monde enfoui ressurgit, intact et bouleversant. C’est l’album d’enfance de la génération du baby boom, entre la fin de l’école rurale –le poêle, la classe unique, les derniers hussards de la République…- et le début de l’école ouverte.

Extrait :

« Il préférait donner des friandises à ceux qui faisaient des efforts que des punitions aux turbulents. Jamais je n’ai aussi bien travaillé : ce n’était pas pour les chocolats, mais c’était pour lui faire plaisir ! En français, j’étais imbattable. Depuis, j’ai oublié mon français, mais je n’ai pas oublié son bras sur mes épaules lorsqu’il me serrait contre son côté, pour me féliciter. » François (p.23).

« C’est alors que m’ayant fait lever les yeux, vous m’avez pris par les épaules et vous avez lancé la phrase magique on t’a toujours dit que tu étais nul. C’est faux ! Personne n’est nul, et si tu le veux, tu peux réussir, cela ne tient qu’à toi : il faut que tu apprennes tes leçons ; je t’aiderai. Je sais que tu le peux ! À partir de cet instant, cher maître, et grâce à vous, ma vie a changé. » René (p.87).

« Je garde en mémoire cette phrase de vous, annotée d’un rouge correcteur, au bas de ma dernière rédaction : il n’y a que les imbéciles pour juger un homme au poids de ses diplômes. Cette évidence, cette vérité, je l’affectionne encore. » Christophe (p.140).

« Vous avez été un maître, en effet. Un maître, parce que vous m’avez appris : appris à craindre l’arbitraire des adultes, appris à me méfier, appris à garder le silence et à croiser les bras, pour éviter votre violence. Et puis vous m’avez fait comprendre la faiblesse de l’autorité qui n’a aucun fondement, l’idiotie des punitions gratuites, la vulnérabilité des grandes personnes parfois aussi méchantes que des enfants, le non-sens des normes imposées au hasard. L’absurdité. Jamais je n’ai compris si vous étiez un sadique ou un homme malheureux. » Louisa (p.29).

« Dès que je franchissais le seuil de vote classe, ma vie ralentissait puis s’arrêtait. Votre heure de classe était une longue torture, une réclusion à perpétuité. Pourtant de tout cela je vous remercie, car vous m’avez, sans le savoir, donné envie de faire votre métier. Pour ne surtout pas vous ressembler. » Maria (p.33-34).

« Le portrait de mon bourreau est banal. Ils sont des milliers comme cela. Mais je l’écris pour tous ceux qui ont des mots de l’école gravés en eux ; des jugements de profs qu’ils ont pris comme des claques, des zéros notés sur des copies qui les ont transformés eux-mêmes en zéros… » François (p.62).

Lettre de Jean-Pierre

Lettre de Sandrine

Critique :

Chaque jour, retrouvez les parfums de votre enfance... L'émotion qui vous étreignait à l'orée de la grande école, l'alignement des pupitres de bois, l'odeur de la craie, de l'encre violette, des cartables en cuir et des crayons taillés. C'était l'époque des derniers porte plumes, des premiers Bic et de la télévision en noir et blanc. Amazon.fr

En ressuscitant l’école primaire de 1945 à 1965, Chère école… nous offre le parfum de toutes les écoles et de toutes les enfances. http://www.arenes.fr/livres

S’il est quelque chose de commun entre le système éducatif d’hier et celui d’aujourd’hui, c’est bien qu’il reste le tout premier lieu de socialisation, d’apprentissage du groupe et de la vie en société. À ce titre, il fonctionne comme un reflet d’un monde qui comporte son côté miel et son côté vinaigre. À preuve ces lettres adressées à France Inter et qui ont été regroupées dans un petit livre d’une grande qualité d’écriture toujours et d’une intense émotion parfois. Jacques Trémintinhttp://www.lien-social.com

Les internautes en parlent : Yoann, rennes : A boire comme de l'eau de jouvence ma note : 10/10
Certains textes m ont bouleversé notamment "rose des sables" et d autres m' ont rappelé ma jeunesse et des souvenirs oubliés. Mieux qu'un récit autobiographique car chaque lettre apporte son lot différent de joies et d'amertume A acheter

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