Léopold Sédar SENGHOR
(1906-2001)

Chef d'État, homme politique, poète, essayiste

Aux éditions UNESCO - Collection Profils
 
Paru en 2006
 
193 pages
 
ISBN :92-3-204046-8
 

 

Image composée à partir de la couverture du livre - Editions UNESCO
 

MEMOIRE SENGHOR

"Masques aux visages sans masque, dépouillés de toute fossette comme de toute ride
Qui avez composé ce portrait, ce visage mien penché sur l’autel de papier blanc
" L.S.Senghor

50 Récits en hommage aux 100 ans du poète-président

"Je lutte puis je sommeille au pays de Senghor
Lorsque la nuit se fait sur les berges du fleuve
où nous voyons glisser la pirogue des poètes
et qu'une main se pose sur l'épaule du temps"

Bruno Doucet (France)
 

Léopold Sédar Senghor est mis à l'honneur par les Editions de l'UNESCO à travers cet ouvrage : Mémoire Senghor publié pour célébrer le centenaire de la naissance du "poète-président" .

Des poètes, écrivains, historiens, des diplomates, des amis ont écrit chacun, qui un texte, qui un poème. Emouvant hommage à découvrir pour se plonger dans l'univers de Senghor, cet homme noir revendiquant sa négritude et son amour pour la langue française. Fervent défenseur de celle-ci, (il était agrégé de grammaire et siégait à l'académie française, participait avec brio à la rédaction du dictionnaire de l'académie) il est considéré aujourd'hui comme "l'un des grands initiateurs et l'un des plus constants propagateurs" de la francophonie. (1)

Les auteurs de ce recueil événement sont français de France, mais aussi de toute "une étendue transocéane, peu ou prou quand ce n'est plus ouvertement, sensible au génie créateur de Senghor". (2) J'ai envie de dire qu'ils sont de ce pays qui nous enchante, ce pays de mots et d'idées, bien au-delà des frontières et des couleurs de peau... un pays de poésie. Un pays dont les mots chantent, font naître des images, des sons, le rythme d'un tam tam comme pulsation originelle ouvrant nos imaginaires les plus lointains. Un pays où l'humanisme n'est pas une simple utopie, mais la seule vraie manière de vivre. Ce pays, Léopold Sédar Senghor en a esquissé les contours dans ses écrits, dans ses espoirs, mais aussi dans son action...

"Je connaissais le poète et l'homme politique, j'appris à connaître un homme à la fois simple et singulier, déroutant aussi bien par son immense culture que par sa souriante modestie ; son humanisme au quotidien m'impressionna beaucoup"... (3)

Certains racontent l'homme qu'ils ont connu, aux côtés duquel ils ont travaillé, d'autres évoquent une anecdote, tous s'émerveillent devant les qualitiés humaines... L'occasion peut-être aussi de découvrir des poètes francophones que l'on oublie un peu parfois, en terre de France. Porter son regard ailleurs et ressentir cette même émotion à se laisser submerger par les vagues de mots...

(1) Bernard Ascal
(2) Koïchiro Matsuura (Directeur Général de l'UNESCO)
(3) Stelio Farandjis

 
"Vie frêle, dénuée
d'éternité où donc
et comment recommencer ?"

Hélène Dorion (Québec)
 

Biographie (source : le site de l'Académie Française)

Né à Joal, au Sénégal, le 9 octobre 1906, Léopold Sédar Senghor fait ses études à la mission catholique de Ngasobil, au collège Libermann et au cours d'enseignement secondaire de Dakar, puis, à Paris, au lycée Louis-le-Grand et à la Sorbonne. Il est reçu à l'agrégation de grammaire en 1935.

Tout en enseignant les lettres et la grammaire au lycée Descartes à Tours (1935-1938), il suit les cours de linguistique négro-africaine de Lilias Homburger à l'École pratique des hautes études et ceux de Paul Rivet, de Marcel Mauss et de Marcel Cohen à l'Institut d'ethnologie de Paris. Nommé professeur au lycée Marcellin Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés en 1938, il est mobilisé en 1939 et fait prisonnier en juin 1940. Réformé pour maladie en janvier 1942, il participe à la Résistance dans le Front national universitaire. De 1944 jusqu'à l'indépendance du Sénégal, il occupe la chaire de langues et civilisation négro-africaines à l'École nationale de la France d'outre-mer.

L'année 1945 marque le début de sa carrière politique. Élu député du Sénégal, il est, par la suite, constamment réélu (1946, 1951, 1956). Membre de l'assemblée consultative du Conseil de l'Europe, il est, en outre, plusieurs fois délégué de la France à la conférence de l'UNESCO et à l'assemblée générale de l'ONU. Secrétaire d'État à la présidence du Conseil (cabinet Edgar Faure : 23 février 1955 - 24 janvier 1956), il devient maire de Thiès au Sénégal, en novembre 1956. Ministre-conseiller du gouvernement de la République française en juillet 1959, il est élu premier Président de la République du Sénégal, le 5 septembre 1960. Ses activités culturelles sont constantes : en 1966, se tient, à Dakar, le 1er Festival mondial des arts nègres. Réélu Président de la République en 1963, 1968, 1973, 1978, il se démet de ses fonctions le 31 décembre 1980.

Léopold Sédar Senghor est médaille d'or de la langue française ; grand prix international de poésie de la Société des poètes et artistes de France et de langue française (1963) ; médaille d'or du mérite poétique du prix international Dag Hammarskjoeld (1965) ; grand prix littéraire international Rouge et Vert (1966) ; prix de la Paix des libraires allemands (1968) ; prix littéraire de l'Académie internationale des arts et lettres de Rome (1969) ; grand prix international de poésie de la Biennale de Knokke-le-Zoute (1970) ; prix Guillaume Apollinaire (1974) ; prince en poésie 1977, décerné par l'association littéraire française L'Amitié par le livre ; prix Cino del Duca (1978) ; prix international du livre, attribué par le Comité international du livre (Communauté mondiale du livre, UNESCO, 1979) ; Prix pour ses activités culturelles en Afrique et ses œuvres pour la paix, décerné par le président Sadate (1980) ; médaille d'or de la CISAC (Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs) ; premier prix mondial Aasan ; prix Alfred de Vigny (1981) ; prix Athénaï, à Athènes (1985) ; prix international du Lion d'or, à Venise (1986) ; prix Louise Michel, à Paris (1986) ; prix du Mont-Saint-Michel, aux Rencontres poétiques de Bretagne (1986) ; prix Intercultura, à Rome (1987).

Il est docteur honoris causa de trente-sept universités, dont Paris-Sorbonne, Strasbourg, Louvain, Bordeaux, Harvard, Ifé, Oxford, Vienne, Montréal, Francfort, Yale, Meiji, Nancy, Bahia et Evora.

Il est membre correspondant de l'Académie bavaroise (1961) ; membre associé (étranger) de l'Académie des sciences morales et politiques (1969) ; membre (étranger) de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux ; membre (étranger) de l'Académie des sciences d'outre-mer (1971) ; membre (étranger) de The Black Academy of Arts and Letters (1973) ; membre (étranger) de l'Académie Mallarmé (1976) ; membre (étranger) de l'Académie du royaume du Maroc (1980).

Il est élu à l'Académie française, le 2 juin 1983, au fauteuil du duc de Lévis-Mirepoix (16e fauteuil).
Lire le discours de réception
Mort le 20 décembre 2001.

 
"Aux confins de midi
tu es l'astre lancinant
qui traverse le grand fleuve
puis s'élève comme un pays aimé"

Benjamain Jules-Rosette (Martinique)
 
Les personnalités ayant participé à l'ouvrage :

Préface en hommage à Léopold Sédar Senghor, par Koïchiro Matsuura
De la colline au chant, par Bernard Ascal
Papa Sédar, par Sedley Richard Assone
Senghor à Bel Air, par Tahar Bekri
Senghor, citoyen d’Asilah, par Mohamed Benaïssa
Léopold Sédar Senghor, l’homme de l’universel, par Hélène Carrère d’Encausse
Lettre à l’ami, par Aimé Césaire
La France m’a fait découvrir l’Afrique, par Georges-Emmanuel Clancier
Senghor tel qu’en lui-même, par Sylvestre Clancier
Admirable Senghor, par Alain Decaux
Africain et francophone, par Philippe Decraene
Le premier « alter mondialiste » : Léopold Sédar Senghor, par Roger Dehaybe
Léopold Sédar Senghor ou l’appel des profondeurs, par Christine De Lailhacar
Le règne des petits, par Ananda Devi
Léopold Sédar Senghor ou le bruit de l’Afrique, par Charles Dobzynski
Ce que tu appelles amour…, par Hélène Dorion
Petite suite pour fêter un poète, par Bruno Doucey
100 Lignes-paroles pour gorer Senghor, par Michel Ducasse
Mes années Senghor, par Stelio Farandjis
Senghor et moi : divagations dakaroises d’une négresse blonde, par Nathalie Fave
La patrie fraternelle, par Nadine Fidji
Léopold Sédar Senghor - L’hymne à l’universel, par Dominique Gallet et Mona Makki
Femme dont le cœur bat la tempête, par Claudine Helft
Senghor et le bon usage de la majuscule, par Jean-Louis Joubert
Je te nomme SENGHOR, par Benjamin Jules-Rosette
Une vieille photo, par Chérif Khaznadar
Senghor ou le sacrifice du pardon, par Koffi Kwahule
Africa, par Abdellatif Laâbi
Quelque chose en lui…, par Werner Lambersy
Senghor, le constructeur, par Jean-Clarence Lambert
Léopold, Sédar, Senghor, par Bernard Magnier
« Saison d’enfant », disait Senghor, par Carpanin Marimoutou
Mémoire oblige, par Édouard J. Maunick
Au Senghor que j’ai connu, par Federico Mayor
Terre brûlée, par Luis Mizon
Senghor, le rusé, par Bernard Mouralis
Du bon usage du trait d’union, par Nimrod
Souvenirs de Joal, le royaume d’enfance, par Jean Orizet
Comment je suis devenue nègre, par Shenaz Patel
(janvier) (rêver que) (croire que), par Jean Portante
Quatre apostilles pour cent ans de négritude, par Dominique Renaux
« L’année Senghor », par Alain Rossignol
L’actualité de Senghor ne fait que débuter, par Amadou Lamine Sall
Instants intimes, par Colette Seghers
De la part d’une enfant de la négritude, par Sylvia Serbin
Esquisse d’un portrait de poète, par Jacqueline Sorel
Senghor ou la force de croire, par Véronique Tadjo
Plus on lit Senghor…, par Nouréni Tidjani-Serpos
Ma part nègre, par Denis Tillinac
Poemaloya pour Léopold Sédar Senghor, par Patrice Treuthardt
3 Poèmes pour Léopold Sédar Senghor, par Abdouramane Waberi

 
"Quelque chose en lui parlait
tambours"

Werner Lambersy (Belgique)
 

Sur le site des Editions de l'UNESCO vous pouvez :

 

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