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METISSE BLANCHE

Kim LEFEVRE

 

 
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Fiche :

Auteur Kim Lefèvre
Editions de L'aube 2001 (Editions Bernard Barrault, 1989)
Collection Aube Poche, numéro 62
Nombre de pages 410 pages
Format 11 cm x 17 cm
ISBN 2876786486

Résumé :

La petite Kim naît à la veille de la Seconde Guerre mondiale, fruits des amours illégitimes d’une Tonkinoise et d’un militaire français qui l’abandonne. Une naissance qui marque la mère du sceau de l’infamie de la transgression raciale et de la collaboration avec le colonisateur et qui contraindra la petite fille puis l’adolescente à surmonter le triple rejet d’être née fille, bâtarde et métisse pour conquérir son indépendance.
Deux grandes figures de femme dans un récit qui, paradoxalement, relate la réussite d’une vie !

 

Critique/Presse :

"On a coutume de dire que le métissage est une force, additionnant les qualités des deux sangs dont un métis est issu. Difficile de le faire croire à la petite Kim Lefèvre, née à Hanoi avant la seconde guerre mondiale d'une mère vietnamienne et d'un militaire français qui les a abandonné bien avant la débâcle française au Viêt-Nam. Dans son autobiographie « Métisse blanche », elle conte les difficiles vingt premières années de sa vie où elle dût affronter la triple « tare » d'être née fille (un dicton vietnamien dit « Cent filles ne valent pas un garçon »), métisse et bâtarde au Viêt-Nam avant de partir étudier en France en 1960. Elle fut durant toute sa jeunesse ballottée d'un lieu à l'autre à tel point que c'est le voyage qu'elle considère comme un état normal : Hanoi, Saigon, Tuyên-Quang, encore Hanoi, Sam Sôn, Nam Dinh, Van-Xa, Tuy Hoa, Quan Can, Nha Trang, encore Saigon, encore Nha Trang, Dalat et pour finir Saigon. Ce qui ressemble à un itinéraire de chemin de fer fut le lot de son enfance. Rejetée par certains enfants légitimes de sa famille, trop paysanne au goût de cousines émancipées, qualifiée de « traître » par son oncle nationaliste, placée dans un orphelinat, ignorée par son beau-père chinois, elle ne doit son salut qu'à sa force de caractère. Une qualité métisse ? Esprit vif, elle obtient de bons résultats lors de sa scolarité. Elle doit cependant résoudre un autre problème, celui de sa sexualité. Si beaucoup de Vietnamiens la considèrent comme une « monstruosité », les hommes sont attirés par son métissage, sorte de fruit défendu qui dissimulerait un amour plus fort. Elle lutte bec et ongle pour conserver sa virginité, « seul trésor d'une femme » selon sa mère, tout en étant « écartelée entre le désir d'être aimée et celui de se faire respecter ». Cette odyssée contre l'intolérance et l'ignorance est très forte en émotions. Et elle révèle les déchirements des métis en même temps que leur force : si la France - « cause de ses malheurs » - la reçoit et l'accepte, le Viêt-Nam qu'elle aime profondément la rejette."
Source : Emmanuel Deslouis
- http://www.eurasie.net

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