Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Amis Amants

Vu d’en haut ils formaient deux points sur le chemin
A peine distingués dans la douce langueur
D’une journée d’été que l’orage au matin
Avait ici et là parsemée de fraîcheur

L’air était plus limpide que l’eau claire d’un torrent
Et le ciel en plein jour s'étoilait de tendresse
Enfants émerveillés de vivre ce moment
Leur flânerie parfois semblait une caresse

Que pouvaient-ils se dire dans cette intimité
Ils avaient autour d’eux tissé un canevas
De silence et de mots à peine murmurés
Fragiles promeneurs allant d'un même pas

Au-delà du paraître ils s’étaient reconnus
Sachant combien la vie rend heureux puis meurtrit
Il souriait je crois Elle semblait émue
Amants dans leurs regards Et dans leurs gestes Amis

Leur temps ne coulait pas aux cadrans des pendules
Leur espace tenait dans le creux d’une main
Mais ils étaient ensemble Etranges funambules...
Vu de plus haut encore Ils n'étaient qu'un seul point

12/05/2006

 
Régine Foucault©