Amis
Amants
Vu d’en
haut ils formaient deux points sur le chemin
A peine distingués dans la douce langueur
D’une journée d’été que l’orage
au matin
Avait ici et là parsemée de fraîcheur
L’air
était plus limpide que l’eau claire d’un torrent
Et le ciel en plein jour s'étoilait de tendresse
Enfants émerveillés de vivre ce moment
Leur flânerie parfois semblait une caresse
Que pouvaient-ils
se dire dans cette intimité
Ils avaient autour d’eux tissé un canevas
De silence et de mots à peine murmurés
Fragiles promeneurs allant d'un même pas
Au-delà
du paraître ils s’étaient reconnus
Sachant combien la vie rend heureux puis meurtrit
Il souriait je crois Elle semblait émue
Amants dans leurs regards Et dans leurs gestes Amis
Leur temps
ne coulait pas aux cadrans des pendules
Leur espace tenait dans le creux d’une main
Mais ils étaient ensemble Etranges funambules...
Vu de plus haut encore Ils n'étaient qu'un seul point
12/05/2006 |