Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Au bord du lac

Sur le miroir liquide de blanc immaculé
Les sommets affichaient leur pure symétrie
Contrastant sur le ciel de lapis-lazuli
Au tremblé transparent d’une journée d’été

Cette image est encore au bord de mon regard
Ta main est sur mon sein ton ventre est à mes reins
La montagne a choisi cet instant pour écrin
Et ton baiser mes lèvres pour poser ses nectars

Il est un temps troublant qui s’étire en mystère
Il effleure nos visages les orne de sourires
Fait silence parfois sur nos mots pour le dire
Il est un temps grisant que la joie accélère

Par delà la fenêtre la nuit s’est déployée
Sous mes paupières closes coulent nos souvenirs
Nos moments partagés nos moments à venir
A l’étreinte d’un rêve tu me tiens embrassée…

17/03/2005

 
Régine Foucault©