Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Le banc des amoureux

Le banc des amoureux s’est revêtu d’hiver
Et sur le lac gelé toute trace de vie
S’est volatilisée en mille éclats de verre
Lentement le silence en couvre les débris

Le paysage raide est perclus de froidure
Les berges enneigées ce matin sont transies
Le printemps les bruissait de délicieux murmures
Aujourd’hui la saison a tout anéanti

Pourtant la neige est belle aux reflets des nuages
Sur l’onde emprisonnée de glace cristalline
Il danse une magie peut-être est-ce un mirage
Le rêve s’engourdit aux brumes opalines

Le banc des amoureux s’est revêtu d’hiver
Il attend désormais la prochaine embellie
La promesse fragile au rayon de lumière
De l’émoi qu’un baiser hier lui a promis

21/12/2005

 
Régine Foucault©