Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

C’est

C’est un sourire empli de larmes
Un cœur battant qui ne bat plus
Une proie qui soudain s’alarme
Au prédateur inattendu

C’est une aurore inachevée
Un petit carré d’organdi
Tremblé d’attente murmurée
Au vertige des infinis

C’est une absence qui se creuse
Quand la pluie brume la colline
Hérissant l’heure silencieuse
De sonorités cristallines

C’est tout cela et plus encore
Des mots que je ne saurai dire
L’encre se fige sur le bord
D’un déjà lointain souvenir

C’est un sourire empli d’espoir
Un cœur battant qui bat toujours
Quelques douceurs au dévidoir
Du fil ténu de nos amours

 

07/07/2005

 
Régine Foucault©