Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Chaque jour

Chaque jour le ciel se dessine
A l’ambre rosé de mes mains
Et les aurores cristallines
Se teintent d’ors et de carmins

Le matin déploie ses mystères
Sur les silences de la nuit
Les premiers rayons de lumière
Polarisent nos rêveries

Des reflets crissent mes paupières
Grains de sable aux ombres vermeilles
Le soleil en cet hémisphère
Annonce l’heure du réveil

Par la fenêtre entrebâillée
Le souffle doux de la saison
De la douce saison d’aimer
Frissonne le trait d’horizon

Chaque jour le ciel se dessine
A l’ambre rosé de mes mains
Puis entre mes doigts il décline
Et l’or en mes paumes s’éteint

29/08/2006

 
Régine Foucault©