Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Crois-tu ?

Crois-tu que nous mourons d’avoir aimé d’amour
D’avoir parlé parfois aux arbres des forêts
Ou bien d’avoir tenu en ultime secours
Le bel oiseau du ciel à nos carreaux blessé

Crois-tu que nous mourons d’avoir vu le matin
Transparent et fragile ôter ses longs foulards
Pour s’offrir en spectacle à portée de nos mains
Juste avant que le jour n’y appose ses fards

Crois-tu que nous mourons heureux d’avoir vécu
Le sourire à nos lèvres l’apaisement au cœur
FInes poussières d'étoiles au grand mystère venues
Constituer nos corps d’un vertige trembleur

Crois-tu que nous vivrons aux fragiles mémoires
De ceux qui nous aimaient et savaient nous le dire
J’irai pencher mon âme au bord de ton regard
D’éternité j’irai danser sur ton sourire

08/11/2005

 
Régine Foucault©