Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Dent de crolles

Elle est la sentinelle de mes heures d’enfance
Escarpes minérales dressées au souffle de
Mes sourires Mes larmes Mes souvenirs heureux
Je n’imagine pas  le ciel sans sa présence

Les nuages souvent s’enroulent à son cou
En écharpes lactées irisées d’ambre gris
Petites perles d’eau une à une serties
Qu’un rayon de soleil cisèle en fin bijou

Inlassable j’observe le marcheur solitaire
Qui arpente à grands pas les cimes enrochées
Au-dessus des oiseaux familiers des sommets
Son ombre singulière s’étire dans la lumière

Puis à l’heure apaisée où le jour rétrécit
Moutonnant l’horizon de lourds festons de nuit
Le silence frissonne de quelque éclat de bruit
Et le marcheur s’efface avec ma rêverie

23/07/2006

 
Régine Foucault©