Dent de crolles
Elle est la sentinelle de mes heures d’enfance
Escarpes minérales dressées au souffle de
Mes sourires Mes larmes Mes souvenirs heureux
Je n’imagine pas le ciel sans sa présence
Les nuages souvent s’enroulent à son cou
En écharpes lactées irisées d’ambre gris
Petites perles d’eau une à une serties
Qu’un rayon de soleil cisèle en fin bijou
Inlassable j’observe le marcheur solitaire
Qui arpente à grands pas les cimes enrochées
Au-dessus des oiseaux familiers des sommets
Son ombre singulière s’étire dans la lumière
Puis à l’heure apaisée où le jour rétrécit
Moutonnant l’horizon de lourds festons de nuit
Le silence frissonne de quelque éclat de bruit
Et le marcheur s’efface avec ma rêverie
23/07/2006 |