Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

La dérive des sentiments

Dans le cercle polaire
De l’iris étoilé
S’ouvre béant
Le gouffre du temps

Deux imaginaires
Se penchent au dédale
Spectral
D’une aurore boréale

La dérive des sentiments
Eloigne irréversiblement
Les rêves dansants
Juste avant
L’explosion soudaine
De la nuit souveraine

Sous les paupières
Closes de l’hiver
Brûle un ultime rayon
Vermillon

23 février 2011

 
Régine Foucault©