Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Fermer les yeux

Tu viens danser sur mes paupières
Quand je ne veux plus voir dehors
Le soleil baigne la clairière
Sa lumière effleure nos corps

Demain que deviendra l’aurore
Quand tu ne seras plus auprès
De mon cœur qui s’épanche encore
Au sable gris du sablier

C’est une brise qui frissonne
Ce soir alors que je t’attends
Dans ce rêve où je m’abandonne
Et où nous pouvons être amants

Demain sera cet autre jour
Que nous ne voulions pas savoir
Nous nous penserons mon amour
Quand la lune allume le soir

Fermer les yeux un peu plus fort
A mes épaules est enroulée
L’étole douce où tremble encore
Le souvenir de tes baisers

Tu viens danser sur mes paupières
Quand je ne veux plus voir dehors
Sur un joli rai de lumière
Une larme se teinte d’or

23/06/2005

 
Régine Foucault©