Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

L'heure bleue


J’ai laissé la saison déployer ses mystères
Ses brumes sur mon cou en étoles bleutées
Dégradés de couleurs escarpes de lumière
Ombres pâles portées au berceau des vallées

Au delà d’un baiser je ne saurai plus voir
La beauté fulgurante de l’âme des sommets
Prête moi un instant l’ambre de ton regard
Et mon pas rejoindra ton pas sur le sentier

Le temps entre mes doigts s’échappe infiniment
Ce que je ne peux voir tu le glisses à ma main
Une crête lointaine apparaît lentement
Et l’azur s’agrémente d’ocres et de carmins

J’ai laissé la saison étaler ses merveilles
Aux frises minérales de nos rêves perdus
Tes mains ont inventé un rayon de soleil
Sur la chair frissonneuse de mon épaule nue



11/10/2005

 
Régine Foucault©