Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Ils sont deux

Fragiles silhouettes à la lisière des rêves
Comme deux papillons aux ailes repliées
Serrés l’un contre l’autre dans le jour qui s’achève
Ils sont deux amoureux de promesses liés

Promesse d’un ailleurs plus beau que maintenant
Promesse d’un demain un peu plus doux qu’ici
Promesse d’un sourire qui s’étale plus grand
Sur leur visage offert à l’instant d’aujourd’hui

Et le temps les entoure d’une fine membrane
Comme s’il prenait soin d’un bien des plus précieux
Etres à peine éclos dans leur cocon diaphane
Deux pulsations d’espoir à l’éclat de leurs yeux

Je les vois certains jours marcher sur l’horizon
Ils se tiennent la main et vont au pas d’enfance
Ils viennent puis repartent prolongent l’illusion
Sur le fil de l’aurore parfois je crois qu’ils dansent

06/01/2006

 
Régine Foucault©