Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Indicible

J’aimerais mieux entendre ce que tu ne dis pas
Et j’aimerais sourire à tes histoires d’enfance
Suivre sur le chemin l’empreinte de tes pas
Quand ta main à ma main se confie en silence

J’aimerais découvrir ces choses que j’ignore
Apprendre à te connaître dans ces jolies histoires
Que les parents n’ont cesse de raconter encore
Eclats de souvenirs à l’ombre des mémoires

Tous ces instants précieux à l’homme devenu
Les moments de bonheur et les moments de doute
Les grands éclats de rire les larmes retenues
Les colères et les peurs en travers de ta route

Tout ce temps qui s’échappe pour revenir parfois
Se glisser lentement sur l’onde d’un soupir
Un geste une attitude un frisson un émoi
Il me manque tu sais de ne pouvoir te dire

Te dire ces mots perdus que je ne trouve pas
Ton sourire dessiné à mes histoires d’enfance
Sur le chemin tes pas apposés à mes pas
Et ma main dans ta main se confiant en silence…

 

16//09/2005

 
Régine Foucault©