Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Instantané

Il est de ces instants qui demeurent toujours
Ecrits comme mots doux aux feuillets de nos cœurs
Ils éclairent soudain l’ombre froide d’un jour
Frôlant nos souvenirs d’un éclat de douceur

Ce sont des bras d’enfant enroulés à ton cou
Esquif de tendresse affrontant la tempête
C’est un regard confiant qui cherche puis se noue
A cet autre regard… Et l’image s’arrête

Ces infimes trésors que la vie nous accordent
A nos mémoires troublées demeurent indélébiles
Instantanés gravés au temps qui déjà borde
De lignes mystérieuses nos visages fragiles

J’aime à imaginer l’homme de mes pensées
De mes rêves d’amour et de mes jours heureux
Sur ses genoux l'enfant au sourire éclairé
Par ce flot de tendresse qui fait briller leurs yeux


05/10/2005

 

 
Régine Foucault©