Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Poème à la jeune femme devenue

 

Regard d’enfance et main tendue
Que sont ces heures devenues
Les brumes trompent  la mémoire
Et dans le secret du miroir
L’oubli lentement s’insinue
Le reflet m’est presque inconnu

Pourtant son éclat s’éparpille
S’imprime au fond de ma pupille
Demain se mêle un peu parfois
Hier… Il était une fois

Et le  conte  au rebord du lit
Les sourires   Les insomnies
Le sommeil avance d’un pas
S’attarde un instant puis s’en va

Combien de mois combien d’années
De balances au balancier
il est aujourd’hui d’autres rêves
D’autres sourires  sur d’autres lèvres
J’aimerais pourtant retenir
Tout cela dans tes souvenirs

18 janvier 2010

 

 
Régine Foucault©