Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Paris

J’ai marché dans les rues glaciales de l’hiver
… Sous les pavés la plage… dans le métro la mer…
Le vent soufflait au Nord traversant les manteaux
Et Paris était grand et Paris était beau

Un cerne de fatigue ombrait bien des regards
Peu de sourires croisés aux chemins de hasard
Les visages fermés sur des rêves perdus
Et tant d’itinéraires à peine entr’aperçus

Un éclair de lumière et puis la nuit soudaine
Accrochée aux fenêtres des rames souterraines
Les marches d’escalier courant à l’infini
Rejoindre le soleil et retrouver la vie

Histoire tracée de mots de pierres et de couleurs
Tendue au gris de Seine pour mieux toucher mon cœur
Le passé se mélange aux palettes nouvelles
Et l’eau du temps s’enfuit sous les ponts mire-à-belles

J’ai bu un chocolat au café de la gare
En espérant un train annoncé en retard
Une jolie Chanson de fin d’après-midi
Glissait à mon oreille sa douce mélodie

J’ai marché dans les rues glaciales de l’hiver
… Sous les pavés la plage… dans le métro la mer…
Le vent soufflait au Nord traversant les manteaux
Et Paris était grand et Paris était beau

Février 2006

 
Régine Foucault©