Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Rendez-vous manqué


Je connais la douceur de l’onde qui s’avance
J’entends vibrer au loin la splendeur de son chant
Elle m’atteint et me berce aux lisières du silence
Légère je m’abandonne à ses enchantements

Il me tarde que le grand vaisseau appareille
Et m’entraîne au sillage des vastes océans
Je me tiens à l’orée fragile du sommeil
Blottie dans les lumières lactées du firmament

Mais les rêves parfois affalent leur voilure
Et s’ancrent immobiles aux mers mêlées de ciel
Soudainement privés de leur noble parure
Ils semblent des oiseaux amputés de leurs ailes

Sur l’oreiller j’essaie d’atteindre les étoiles
Les Pléiades défilent à mes paupières closes
Mais le jour trouble un peu ce que la nuit dévoile
Et mon rêve s’échappe aux pétales de rose

17/01/2006

 
Régine Foucault©