Toute
une vie
J’ai
souvent vu mourir les vagues sur la grève
Se briser sous le vent l’élan de tant de rêves
Je ne sais aujourd’hui s’il faut rire ou pleurer
Mon seul enseignement se tient au verbe aimer
Aimer l’homme debout au-delà
du paraître
Celui qui tend les bras sans jamais rien promettre
Aimer l’enfant venu au jour de lune pâle
Nouveau-né que la rose invente en ses pétales
Aimer l’ami de cœur qui seul
sait tout entendre
Et donner sans jamais avoir l’idée de prendre
Aimer la fleur sauvage qui grimpe à la croisée
Et accroche un soleil au ciel de mes pensées
J’ai souvent vu mourir les vagues
sur la grève
La nuit doit s’en aller pour que le jour se lève
Il fut long le chemin vers cet apaisement
Pour apprendre à aimer il fallut tout ce temps
20/09/2005 |