Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Toute une vie

J’ai souvent vu mourir les vagues sur la grève
Se briser sous le vent l’élan de tant de rêves
Je ne sais aujourd’hui s’il faut rire ou pleurer
Mon seul enseignement se tient au verbe aimer

Aimer l’homme debout au-delà du paraître
Celui qui tend les bras sans jamais rien promettre
Aimer l’enfant venu au jour de lune pâle
Nouveau-né que la rose invente en ses pétales

Aimer l’ami de cœur qui seul sait tout entendre
Et donner sans jamais avoir l’idée de prendre
Aimer la fleur sauvage qui grimpe à la croisée
Et accroche un soleil au ciel de mes pensées

J’ai souvent vu mourir les vagues sur la grève
La nuit doit s’en aller pour que le jour se lève
Il fut long le chemin vers cet apaisement
Pour apprendre à aimer il fallut tout ce temps

 

20/09/2005

 
Régine Foucault©