Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Tu me tenais d’amour

Les vallées les collines le ciel et les torrents
Les arbres des forêts et les ors du couchant
La nuit tendue d’étoiles puis le petit matin
Une rose fragile entrouverte au jardin

Tout cela je l’ai vu dans tes yeux tout à l’heure
Tu me tenais d’amour serrée contre ton cœur


Une brise légère hérissée de frissons
Le soleil qui embrase la ligne d'horizon
L’herbe tendre des plaines la fraîcheur de l’ombrage
Et l’ambre délicat du sable de la plage

Tout cela l’ai reçu de tes mains tout à l’heure
Tu me tenais d’amour serrée contre ton cœur


La rivière grossie des neiges de l’hiver
L’écume lentement déposée par la mer
La rosée de l’aurore en perles de lumière
Une larme de joie au coin de tes paupières

Tout cela je l’ai bu à tes lèvres tout à l’heure
Tu me tenais d’amour serrée contre ton cœur


Mille fois j’ai repris le même itinéraire
Au creux de mon épaule une onde familière
Je me suis baignée nue aux sources de ton corps
Et j’ai fermé les yeux pour te voir mieux encore

Tout cela l’ai senti avec toi tout à l’heure
Tu me tenais d’amour serrée contre ton coeur

12/04/2005

Poème mis en musique par Bruno Romary - Ecouter ici
Régine Foucault©