Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Visage de papier


Sur le visage de papier
L’ombre d’un sourire
Tisse la trame imaginée
Qu'un sanglot déchire

C’est un mot qui a commencé
A vouloir trop dire
Et la larme s’est retrouvée
En ligne de mire

Dans la pupille enluminés
Les ors du soleil
Mais la pluie a tout dévasté
Des yeux à l’oreille

Entre mes doigts la feuille fine
S'enroule et se froisse
Je trace du bout de la mine
Cette ombre qui passe

Tout un roman tout une histoire
Pour une peu de sel
Echappé des bords du regard
Petite nacelle

Le livre à peine refermé
Un grain poussière
Un instant reste prisonnier
D’un rai de lumière



08/05/2005

- Librement inspiré d'une image de Falo -

 
Régine Foucault©