Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 
Astrés
 
 
                                                A Monsieur l'Astronome
 
 
Les étoiles vous disent tant de mots que j’ignore
Elles parsèment vos songes d'infimes traînées d’or
Fragments luminescents de souvenirs futurs
Vos mondes intérieurs sont bruissés de murmures
 
J’ai vu l’assaut du jour aux portes d’orient
Et le ciel se mêler à l’eau de l’océan
Effleurant le silence de fractales tremblées
Symbiose aux solitudes des aurores rosées
 
Les étoiles vous disent tant de mots délicieux
Quand vous tendez l’oreille vers l’infini des cieux
A nos tempes déjà le temps fait sa moisson
Les couleurs aux collines annoncent la saison
 
Les étoiles s’effacent à l’aube qui se lève
N’est ce pas le réveil qui invente le rêve
J’aime lire ces histoires que vos lointains astrés
Tracent sans le savoir sur nos pages lactées
 
 
22/09/2006
 
Régine Foucault©