Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

 

Cadran solaire

L’axe incliné sur l’horizon
Capture un rayon de lumière
L’arbre dressé dit la saison
Et la nuit conte l’univers

Dans la pierre la longue rainure
S’orne de ciel et de chemins
Retiendra-t-elle le murmure
Du sable qui glisse à nos mains

L’heure jamais n’est prisonnière
Quelque soit l’aiguille ou l’écrin
L’ombre était verticale hier
Elle aura décliné demain

Astres cadrans et sabliers
Sur la pierre les lignes s'effacent
L'instant nous devient  familer
Et le temps se mêle à l'espace

17/05/2007


Régine Foucault©
 
Photographie du cadran solaire du musée de Cluny à Paris prise par Le Club d'Astronomie de Breuillet et retouchée par mes soins