Un reflet transparent à l’orée du matin
A peine un mouvement dans la lumière naissante
Il va Se penche un peu Sourit Peut-être chante
Et cueille quelques fleurs en passant au jardin
Mais les fleurs à sa main aussitôt disparaissent
Happées dans l’invisible de la tige au pétale
L’homme marche et se perd dans l’immense dédale
De rues et de ruelles où la foule se presse
Nul pourtant ne perçoit ce léger froissement
Quand il frôle en passant une étoffe de laine
Ou qu’il glisse ses doigts sous l’eau d’une fontaine
Nul ne voit s’altérer les perles du courant
Perles d’eau à sa paume Il sent l’éclaboussure
Légère et pétillante sur sa peau rafraichie
Le monde autour de lui s’agite Il en sourit
Mais cette agitation lui semble une imposture
Le galop d’un cheval soudain brise l’instant
L’homme à peine reflet s’enveloppe de nuit
Sa monture s’avance il l’enfourche et s’enfuit
Cavalier de lumière lancé au firmament
28/12/2008