Au long dévidoir de lumière
Se tisse la nuit étoilée
L’écheveau d’écume de mer
File sur les vagues lactées
Sur l’horizon des infinis
Voyagent au pas d’indolence
Les hôtes de nos rêveries
Et leur ombre parfois balance
La sphère s’agrandit encore
Quand la nuit lentement étend
Son étoffe autour de nos corps
Aux lisières du firmament
A nos pupilles dilatées
Sous l’épais tapis de silence
Les images déraisonnées
Trouvent d’étranges résonnances
Nul équilibre sur ce fil
De soi tendu entre les mondes
Et si notre souffle est fragile
Notre joie toujours est profonde
16/10/2007 |