Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
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Déraisonnance D2
   

Au  long dévidoir de lumière
Se tisse la nuit étoilée
L’écheveau d’écume de mer
File  sur les vagues lactées

Sur l’horizon des infinis
Voyagent au pas d’indolence
Les  hôtes de nos rêveries
Et leur ombre parfois balance

La sphère s’agrandit encore
Quand la nuit lentement étend
Son étoffe autour de nos corps
Aux lisières du firmament

A nos pupilles dilatées
Sous l’épais tapis de silence
Les images déraisonnées
Trouvent d’étranges résonnances

Nul équilibre sur ce fil
De soi tendu entre les mondes
Et si notre souffle est fragile
Notre joie toujours est profonde

16/10/2007

 

 

 

Photo ESO : nébuleuse de l'aigle (détail)

 
Régine Foucault©