Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Etoffe d'étoiles

Une étoffe d’étoiles ondoie au ciel d’été
Tissée de nuit profonde et d’astres lumineux
Amarrée  d’infini  la grande voie lactée
Enlumine mes songes d’éclats mystérieux

Mon épaule dessine une ligne légère
Horizon de tendresse où dorment tes baisers
L’obscurité les tient comme frissons de mer
Qu’une plage lointaine garderait prisonniers

Les premières lueurs caressent le matin 
Les couleurs s’entremêlent en fragiles mouvances
Mon rêve s’éparpille et au creux de ma main
Un pétale de rose déflore le silence

J’ai tenu dans mes bras les étoiles et la nuit
Bruissées d'ombres mobiles aux larmes d'un grand saule
Dans l’aube renaissante je n’entends que le bruit
De ton souffle niché au creux de mon épaule

15/06/2006

 
Régine Foucault©