Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Etoiles de mer


Je marchais

Rêvant sous les opales
D'une voie sidérale

Le ressac

Déchirait le silence
Et rythmait la cadence

De mon pas


J’allais seule

Sans but et sans soupir
Sans aucun mot à dire

Sans pensée

Le bruit de l’océan
Grondait au firmament

Régulier


Je buvais

La lumière lactée
Du dôme constellé

D’étoiles


Et j'offrais

Mon visage ébloui
Aux heures infinies
D'une nuit estivale


09/03/2006

 
Régine Foucault©