Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

« Si je pouvais par la pensée m'asseoir sur le noyau d'un de nos atomes tout comme je suis assis sur la Terre, je contemplerais les électrons avec le même sentiment de vide et d'espace infini que lorsque je regarde les étoiles. » Daniel Kunth

Je contemple souvent
Les étoiles

Entre elles
L’espace s’étire
A l’infi-nuit

Si mon regard
Lentement
Se tournait
Vers l’intérieur
 
Zoom vertigineux
De l’infiniment grand
A l’infiniment petit
Dont nous sommes pétris

Si
Passagère dérisoire
De cette galaxie
J’allais un jour m’asseoir
Sur un grain de matière
Infime
Et pourtant grand
Comme est grand l’univers
C’est le vide sans doute
Qui viendrait me surprendre

Au coeur de ce cosmos
De cette dimension
Intime et minuscule
Le vide se répand
Essentiel pourtant

Un instant arrêté
Mon voyage inversé
Reprend

Lancée au firmament
Je retrouve éblouie
Le creuset de la nuit

25/05/2007

 
Régine Foucault©
Photo "Electrons" Pierre Luquet