Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Kaleïdoscope

Invisibles parfois à nos regards trop courts
D’humains enracinés de chair et d'infini
Les étoiles naissant sur le déclin du jour
Sont les poussières brûlantes dont nous sommes pétris

Quand je ferme les yeux des taches de lumière
Dessinent rouge sang leurs signes de silence
Elle glissent des histoires au bord de mes paupières
Seuls mes rêves sauront en déchiffrer le sens

Un kaléïdoscope d’instants et de couleurs
Reflète les miroirs d’étranges perceptions
Lisière de la conscience où d'ultimes lueurs
Se perdent aux dédales de l’imagination

Des soleils inconnus embrasent l’univers
Mon oeil ne peut les voir et pourtant les devine
Je vais sur l’horizon    Infime passagère
Leur lumière jamais n’atteindra ma rétine

Combien d'aubes nouvelles  Combien de crépuscules
Il reste à l'homme tant de mondes à savoir
L'univers est immense au faisceau minuscule
Qui voudrait tout saisir  et qui ne peut rien voir

14/11/2006

 
Régine Foucault©