Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Lagune

Galaxie-coquillage aux Lagunes des nuits
Quand l’été lentement éclaire le firmament
Nous perdons un instant les contours et les bruits
Pour boire la voie lactée au ciel incandescent

J’aime à me perdre ainsi quand le soir se prolonge
L’obscurité-velours en écrin aux étoiles
Sur le rebord du temps palpitent quelques songes
Leur vertige trembleur tisse nos estivales

Se sentir minuscules face aux immensités
Et tendre innocemment nos mains vers l’inconnu
Frotter aux infinis nos cœurs égarés
Désarmés de mystère et nos regards à nus

Eparpillée d’absence j’ai perçu le respir
Lointain et régulier de l’espace stellaire
Si d’autres solitudes peuplent nos avenirs
Du passé nous n’avons pas reçu leur lumière

Du temps ou de l’espace où se trouve la source
Je ne perçois ce soir que l’écho du silence
Mon regard se promène au bord de la grande ourse
Le mystère demeure et mon rêve s’élance

La nébuleuse de la Lagune (Image)

01/07/2005

 
Régine Foucault©