Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Lune au château

L’heure tardive revêt ses reflets satinés
Indigo nuancé de mauves et de gris
Le paysage étire sur le papier glacé
Ses secrets patiemment tissés au ciel de nuit

Une ramure frissonne sur l’onde indélébile
De l’image gravée à ma mémoire d’enfant
Une longue balustre de pierre se profile
Son ombre en perspective frôle le firmament

La lune s’arrondit en belle plénitude
Enlumine d’opale les lignes singulières
D’un pétale de gel éclos au crépuscule
Que l’aurore parera d’un diamant de lumière

C’est une sensation à l’orée du sommeil
Des fantasmagories peuplant l’imaginaire
Le murmure d’un conte aux contrées des merveilles
Tout empoudré de neige et pétrifié d’hiver …

Il était une fois un pays de lumière
Où la lune tremblait les forêts de cristal
Une dame venait aux balustres de pierre
Et ses longs cheveux sombres posaient nuit sur le val

28/12/2005

 
Régine Foucault©