L’ombre bleutée de la terre
Et l’ombre bleutée de la terre
Creuse une ride à nos paupières
Réminiscence projetée
De quelque rêve inachevé
Le crépuscule dure encor
La nuit lentement le dévore
La longue nuit en clair obscur
Sur le sillon d’une blessure
Fermer les yeux pour oublier
Ravive toutes les pensées
Les effarements les absences
La nuit nous ramène à l’enfance
Sous l’arche bleue des illusions
Monte une lente incantation
Et la ceinture de Vénus
Entame son dernier opus
La symphonie inattendue
Transperce le temps retenu
Au sablier des souvenirs
Il est tant je crois de dormir
Regine Foucault © - 23 avril 2010 |