Ils vont au pas de temps et au regard de lune
Et sur le sable fin et mouvant de la dune
Ne laissent pas d’empreinte
Seulement leur étreinte
Dans le souffle léger
D’un souple vent d’été
Pétris de rêves et de soleil
D’un peu de sel
Leur ombre danse
Happée par la nuit qui avance
Ils vont au pas de temps et au regard d’étoiles
Pupilles constellées
Aux coupoles lactées
De leur éternité
Dernière transparence
Arrimée au silence
Le sable de la dune
Dans le halo de lune
S’écoule grain à grain
Et puis tout s’accélère
La matière
Brusquement
S’engouffre dans le temps