Vertige stellaire
Les grandes nébuleuses
Accoucheuses d’étoiles
Déchirent lumineuses
Nos longues nuits sans voile
J’ai trouvé la poussière
D’un inconnu lointain
Posée au vent stellaire
La voici ce matin
Tout au creux de ma main
Un fragment d’infini
Une bouffée d’hier
Qui m’arrive aujourd’hui
Piégée dans la lumière
D’un mystérieux voyage
La vague vient mourir
Sur le lit de la plage
Je me laisse éblouir
Par les soleils fugaces
De cette voûte immense
Ils tremblent dans l’espace
Et m’offrent leur brillance
Ivresse du silence
Dont l’étreinte frémit
Au souffle du mystère
Et je frémis aussi
Au bord des finistères
Doux manteau d’irréel
Je garde entre mes doigts
Minuscule parcelle
Cette poussière là
Et je ferme les yeux
Là à l’orée des mondes
Qui filent au firmament
Comme filent des ombres
Quel est donc ce tourment
Quel est donc ce vertige
Qui tout à coup me prend
Qui tout à coup me fige
Toute petite
Debout contre demain
Ma vie palpite
Dans le creux de ta main
Janvier 2004
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