Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Voie lactée


Il m’arrivait de croire que mes rêves d’enfance
Ne trouveraient jamais suffisamment de place
Au fil ténu du temps propulsés de silence
Dans le creux de ma main ils ont pris tout l'espace

A mes doigts qui s’écartent le sable de la dune
S’échappe doucement de l’aube jusqu’au soir
Il se mêle parfois à un rayon de lune
Danse dans sa lumière puis franchit le miroir

Mon visage d’opale tendu au firmament
Le regard plein d’étoiles et la bouche entrouverte
Buvant la voie lactée en quelque envoûtement
Mon âme à l’univers absolument offerte

Il m’arrivait de croire qu’un rêve-météore
Brûlerait l’horizon pour devenir humain
Au fil ténu du temps il est le seul trésor
Que je garde précieux dans le creux de ma main


07/11/2005

 

 

 
Régine Foucault©