« Il y a toujours quelque chose en nous que l’âge ne mûrit pas »
Bossuet

C’est une aube intérieure que le temps n’atteint pas
Un regard Un sourire dont on garde l’éclat
Un soleil qui se penche aux lignes d’horizon
Un souffle de printemps sur l'arrière-saison
C’est une aube éternelle au lavis des années
Nos plus sombres exils en portent la clarté
Elle merveille nos rêves Se donne au temps d’amour
S’empreinte délicate aux caresses velours
Longtemps après Longtemps encore Longtemps enfin
Elle frissonne un baiser dans le creux de nos mains
A la ride creusée au coin de nos paupières
Elle estompe discrète ses poudres de lumière
Evidence d’abord au temps de l’insouciance
Elle grandit au secret de nos profonds silences
Chaque jour l’on s’emploie à la protéger mieux
Et son iridescence nous prévient d’être vieux
02/09/2006 |