Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Ecrire

Ecrire sur la blancheur d’une écume de mer
Sur la vague rebelle que l’océan chavire
Ecrire sur l’eau salée d’une larme éphémère
Glissant de mes pensées au coin de ton sourire

Ecrire… Ecrire encore aux pulsations brutales
Sur l’aube qui se lève hachurée de soleil
Ecrire sous la lampe où danse vespéral
Le souffle que l’été frissonne à mon oreille

Ecrire les feuilles rousses l’automne flamboyant
L’hiver glacé de neige le retour du printemps
Ecrire quatre saisons d’un simple mouvement
Peut-être capturer quelques éclats de temps

Ecrire le flux bruissant de vie et de tourments
Cœur martelant l’huis clos de nos déjà silences
Ecrire la mémoire l’oubli puis brusquement
Traverser le miroir poli des apparences

Ecrire le rêve inscrit aux pétales des roses
Cet émoi délicieux au grain de ta peau nue
Ecrire le souvenir à nos paupières closes
De l’instant que nous n’avons pas encore vécu


06/11/2005
 
Régine Foucault©